Avant/Après le séisme: en haut la rivière Jianjian
avant les glissements de terrain, en bas la retenue d'eau (AFP)
On n'a pas fini de parler du séisme qui a secoué la province montagneuse du Sichuan, dans le sud-ouest de la Chine. Le dernier bilan officiel, qui fait état de 69.136 morts et de 17.686 disparus risquent en effet de s'alourdir davantage. Le tremblement de terre du 12 mai, d'une magnitude de 8 sur l'échelle de Richter, aurait créé une trentaine de lacs artificiels, selon Le Monde. Les glissements de terrain induits ont formé des barrages entravant les cours d'eau. Le plus important est celui du Tangjiashan, sur le fleuve Jinjiang. Mais ce lac artificiel reste fragile, soumis aux répliques du séisme. Le dernier en date s'est produit le 8 juin, à 18h51 heures locales. L'agence Chine nouvelle a annoncé que la secousse a provoqué d'"importants glissements de terrain", sans toutefois livré d'informations sur la magnitude de la réplique. Selon l'Observatoire géologique des Etats-Unis, c'est une secousse de magnitude 5 sur l'échelle de Richter qui se serait produite, au Sud-Ouest de la ville de Mianyang. Chine Nouvelle a indiqué que l'impact de la réplique sur le lac du Tangjiashan n'avait pas encore apporté de conclusion. C'est plus d'un million de personnes qui sont sous le risque d'une cession du barrage naturel, d'après Le Monde. L'armée a déjà pris les devants en évacuant 250.000 personnes. Les forces chinoises ont estimé à une dizaine de jours le temps pour éliminer cette menace, souligne Le Monde. Surtout que la pression sur la retenue est de plus en plus importante. En effet, les médias chinois constatent que "le niveau d'eau du lac de Tangjiashan formé dans le sud-ouest de la Chine par le séisme continue à s'élever dangereusement". Le 8 juin, entre 9 heures et midi (heures locales), le niveau du lac se serait élevé de 12 centimètres, avec l'apport des eaux en amont. Durant les 15 heures précédentes, il aurait même gagné 68 centimètres. Et ce malgré l'effort déployé pour drainer le lac. Les autorités ont en effet procédé à la construction d'un canal de dérivation, tandis qu'un deuxième est en cours de creusement. Seulement, selon Zhang Ting, chef de l'observatoire de météorologie et d'hydrologie de la province de Sichuan, la quantité d'eau qui se déverse dans le lac est cinq fois supérieure à celle qui est drainée ou qui s'en écoule naturellement. Une montée des eaux, et une pression qui, selon Le Monde, s'élève inexorablement.
Sources: Le Monde, Le Nouvel Observateur, Le Point




