La centrale nucléaire de Byron (Illinois) (AFP)Cela faisait trente ans que les Etats-Unis n'avaient plus transformé un projet de construction de centrales nucléaires en "commande ferme", écrit La Tribune. Le Figaro précise que la dernière commande de réacteurs remonte à 1977 et le projet de Seebrook (New Hampshire, NDLR), concrétisé en 1990. Le même journal précise que le programme de construction de centrales avait été abandonné après l'accident de Three Mile Island, considéré comme unes des plus grandes catastrophes du nucléaire civil. Depuis, seules de grosses pièces forgées indispensables avait été commandées, mais pas de réacteur complet. Les Echos nous informe que depuis l'accident de 1979, l'accroissement de la demande d'électricité, de 2% par an, a été compensé par l'activité des centrales au gaz. Aujourd'hui, la moitié de l'énergie utilisée aux Etats-Unis provient du charbon, tandis que le nucléaire ne représente que 20%. Mais le quotidien d'information économique précise que les centrales au charbon, polluantes et émettant beaucoup de gaz carbonique, sont peu à peu rejetées par le pays, qui "se découvre depuis peu une fibre environnementaliste".
C'est donc Westinghouse Electric, filiale du groupe japonais Toshiba, qui a décroché le contrat. La Tribune nous rappelle que Westinghouse Electric est le groupe pionnier du nucléaire civil américain: c'était en 1957 que le groupe a livré le premier réacteur. Ce sont deux réacteurs de 1.100 mégawatts de type AP1000 qui devraient être construits sur le site de Vogtle, près d'Augusta (Géorgie). Sur ce site, déjà deux réacteurs opérés par un consortium mené par l'électricien Georgie Power fonctionnent. Le PDG de Westinghouse, Steve Tricht, a exprimé son entière satisfaction, précisant que: «l'énergie nucléaire est maintenant reconnue comme une source d'énergie propre, sûre et économiquement concurrentielle qui contribue à assurer l'indépendance énergétique des Etats-Unis». Le projet doit tout de même passer une série d'étapes administratives, dont l'étude du contrat le 1er mai par la commission des services publics de l'Etat de Georgie, qui devra certifier les deux réacteurs. Actionnaire à 20% de Westinghouse, le groupe Shaw projette l'entrée en service de la première tranche pour 2016, et de la seconde tranche pour l'année suivante.
Le Figaro affirme que la signature de ce contrat est un "atout psychologique important" dans la course que se livrent Westinghouse et le groupe français Areva, pour la conquête du marché américain. Une trentaine de projets sont actuellement programmés, ajoute le quotidien national. Les Echos ajoute que Westinghouse a par ailleurs signé en juillet 2007 avec son partenaire et actionnaire Shaw, un contrat pour construire quatre réacteurs AP1000 en Chine.
Source: La Tribune, Le Figaro, Les Echos
publié par Hemlec dans: Energie et Ressources




