La méduse "Physalia Physalis", photo: DRUne quarantaine de personnes ont été piquées, lundi 25 août par des méduses sur les côtes landaises et girondines. Huit ont été hospitalisées. Parmi elles, six ont été piquées à Biscarosse (Landes) et deux à La Teste (Gironde). Elles ont toutefois pu ressortir quelques heures plus tard. Dans les colonnes de La Dépêche du Midi, Pascal Bouron, CRS à Biscarosse raconte que «trente baigneurs sont sortis de l'eau quasiment en même temps», avant d'ajouter qu'«il faut remonter à dix ans pour assister à une telle invasion». Dans Sud Ouest, le maire de Biscarosse souligne qu'ils avaient «eu une mini-alerte il y a quelques jours. Une personne avait été touchée. Cette fois, le phénomène est plus important, il concerne plus d'une trentaine de personnes. Nous avons dû faire évacuer la plage du nord et la plage centrale. Ce matin (mardi 26), nous avons fait sortir les gens de l'eau entre 10 heures et 11 heures, le temps pour les maîtres-nageurs sauveteurs, accompagnés par des surfeurs, de contrôler la zone. Les plages ont été ouvertes à nouveau vers midi, mais nous avons adressé un message de vigilance aux baigneurs. Au besoin, nous hisserons le pavillon rouge».
Hier, mardi 26 août, la préfecture de Gironde a lancé à son tour un appel à la vigilance, suite à une reconnaissance aérienne effectuée par un hélicoptère de la gendarmerie qui a, écrit Le Point, remarqué la présence d'une trentaine de spécimens, à 500 mètres de la côte à hauteur de Soulac, Hourtin, Carcans, le Cap Ferret et les passes sud du bassin d'Arcachon. En outre, cinq à dix méduses se seraient introduites à l'intérieur du bassin. La préfecture a également prévu de sensibiliser les postes de secours et d'informer les maires des communes du littoral landais et girondin et les centres de vacances. Eric Moreau, de La Dépêche du Midi, nous renseigne quant aux gestes à suivre en cas de piqûre. Celle-ci se localise surtout au niveau des bras ou des jambes, et est suivie d'une douleur vive, semblable à une décharge électrique ou à une brûlure, qui ne s'éteint qu'après trente à quarante minutes. Selon Eric Moreau, dans ce cas, il faut d'abord rincer la plaie avec de l'eau de mer ou du sérum physiologique, puis mettre du sable sur la plaie et laisser sécher. Ensuite, le journaliste préconise de gratter doucement pour enlever les cellules urticantes, puis appliquer à nouveau de l'eau de mer, un antiseptique ou du sérum physiologique. Si la douleur persiste, il faut absolument consulter un médecin.
L'Ifremer d'Arcachon a identifié les méduses incriminées comme étant des "Physalia Physalis", espèce au "caractère dangereux", remarquables par leur couleur bleutée quand elles sont immergées. Elles sont pourvues de très longs filaments, atteignant jusqu'à plusieurs mètres. La préfecture souligne que d'autres symptomes peuvent prévenir d'une piqûre de méduse, comme une sensation de malaise, l'accélération du rythme cardiaque, de la pression artérielle, des vertiges ou des douleurs abdominales. Les "Physilia Physalis", qui ne sont donc pas les "Pelagia Noctiluva" observées sur plusieurs plages méditerranéennes, proviennent du Portugal, et, selon Laura Espieu, de Libération, ont été poussées au nord par les vents dominants. Frédéric Zabalza, de Sud Ouest, note que certaines de ces espèces ont mêmes été repérées en Charente-Maritime, et avait poussé la préfecture du Morbihan a adresser un message d'avertissement.
Sources: La Dépêche du Midi, Le Point, Libération, Sud Ouest
publié par Hemlec dans: Catastrophes!




