Un mammifère sur quatre. Un oiseau sur huit. Un amphibien sur trois. Sept plantes sur dix. Voilà l'estimation du nombre d'espèces en danger d'extinction, d'après l'étude annuelle de l'UICN, l'Union Mondiale pour la Nature. Parmi ces 41.415 espèces menacées, 785 sont considérés comme éteintes. Soit une de plus que l'année dernière. On n'a en effet plus vu de Begonia eiromischa, une plante d'Asie du Sud-Est, depuis 1898.
Le baiji, victime de la pollution
Le rapport soulève quelques évolutions par rapport à l'année dernière: les grands singes et les vautours poursuivent leur déclin, tandis que sont apparues pour la première fois dans cette liste rouge des espèces de coraux, dont une dizaine rien qu'au Galapagos. L'homme n'est pas en cause dans cette disparition: les coraux subiraient davantage les effets du phénomène El Niño, à savoir une hausse de la température des océans, et les changements climatiques qui en sont induits. Si l'homme n'est pas à blâmer dans ce cas, il peut l'être dans d'autres situations. Ainsi, en Chine, la pollution du Chang Yang a causé la disparition d'une espèce de dauphin, le baiji. Une espèce de gorille (Le Gorilla gorilla gorilla) a également subi de plein fouet le commerce illégal de "viande de brousse", qui s'est ajouté à la propagation du virus Ebola, qui s'attaque aux singes comme aux hommes.
La perruche verte d'île Maurice
Le baiji, victime de la pollutionLe rapport soulève quelques évolutions par rapport à l'année dernière: les grands singes et les vautours poursuivent leur déclin, tandis que sont apparues pour la première fois dans cette liste rouge des espèces de coraux, dont une dizaine rien qu'au Galapagos. L'homme n'est pas en cause dans cette disparition: les coraux subiraient davantage les effets du phénomène El Niño, à savoir une hausse de la température des océans, et les changements climatiques qui en sont induits. Si l'homme n'est pas à blâmer dans ce cas, il peut l'être dans d'autres situations. Ainsi, en Chine, la pollution du Chang Yang a causé la disparition d'une espèce de dauphin, le baiji. Une espèce de gorille (Le Gorilla gorilla gorilla) a également subi de plein fouet le commerce illégal de "viande de brousse", qui s'est ajouté à la propagation du virus Ebola, qui s'attaque aux singes comme aux hommes.
La perruche verte d'île MauriceComment faire pour freiner ce déclin? Robert Barbault, du département écologie et gestion de la biodiversité au Muséum d'histoire naturelle prone le maintien de "grands espaces naturels diversifiés". C'est de cette manière que la perruche verte de l'Ile Maurice, la Psittacula eques a pu être "sauvée". Dans les années 1980, on n'en comptait qu'une dizaine sur l'archipel. Après avoir protégé les zones de nidifications fragilisées par la déforestation et menacées par des espèces apportées par l'homme (macaque, rat noir), les perruches vertes se sont multipliées et on en compte à l'heure actuelle plus de 300 sur l'île. Aujourd'hui, les espaces protégés représentent 12 à 13% du territoire terrestre. Mais pour gagner en efficacité, Jean Christophe Vié, de l'UICN, souligne qu'"il faut aussi des moyens et une bonne gestion", avant de conclure: "les enjeux de la biodiversité sont comparables à ceux du changement climatique. Mais la perte de biodiversité ne suscite pas encore la même mobilisation, car elle est progressive et ne menace pas encore les emplois.".
publié par Hemlec dans: Biodiversité




