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    <title><![CDATA[Environnews - Revues de presse]]></title>
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    <description><![CDATA[Le but de ce blog est de constituer des revues de presse sur des thématiques précises. Blog par conséquent extrêmement riche sur l'actualité environnementale]]></description>
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    <dc:creator>Over Blog</dc:creator>
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    <dc:date>2008-07-09</dc:date>

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    <title><![CDATA[2e EPR: est-ce vraiment nécessaire?]]></title>
    <link>http://environnews.i-clic.net/article-247542.html</link>
				 <content:encoded><![CDATA[<div style="text-align: justify;">
<div style="text-align: center;"><font size="2"><font size="2"><img src="http://idata.blogmaster.fr/0/03/87/20/nuc.jpg" alt="" class="CtreTexte" /><span style="color: rgb(153, 153, 153); font-style: italic;">Reuters</span></font></font><br /></div>
<font size="2"><font size="2"><br />&nbsp;&nbsp;&nbsp; Nicolas Sarkozy a annonc&eacute; la prochaine construction d'une deuxi&egrave;me centrale nucl&eacute;aire &quot;EPR&quot; (European Pressurised water Reactor). Un autre r&eacute;acteur de ce type est actuellement en construction &agrave; Flamanville, dans la Manche. Le chantier de ce qui sera le 60e r&eacute;acteur fran&ccedil;ais devrait d&eacute;but&eacute; en 2009 pour une mise en service en 2017, note Vincent Defait, de <span style="font-weight: bold;">L'Humanit&eacute;</span>. En revanche, le pr&eacute;sident n'a pas indiqu&eacute; o&ugrave; la nouvelle centrale serait construite. Nicolas Sarkozy a expliqu&eacute; sa d&eacute;cision: &laquo;</font>l<font size="2">'&egrave;re du p&eacute;trole bon march&eacute;, c'est fini. Le nucl&eacute;aire est plus que jamais une industrie d'avenir et une &eacute;nergie indispensable</font><font size="2">&raquo;</font><font size="2">. Jean-Claude Bourbon, de <span style="font-weight: bold;">La Croix</span>, rappelle en effet que le baril du p&eacute;trole a d&eacute;pass&eacute; les 146 dollars. Alexe&iuml; Miller, PDG de Gazprom, pr&eacute;voit une hausse </font><font size="2">&laquo;</font><font size="2">prochaine</font>&raquo;<font size="2"> jusqu'&agrave; 250 dollars. </font><font size="2">&laquo;</font>L&rsquo;&eacute;lectricit&eacute; qui sort d&rsquo;un EPR co&ucirc;te 30 &agrave; 50 % moins cher que celle qui sort d&rsquo;une centrale &agrave; charbon ou de gaz. <font size="2">On peut devenir exportateur d'&eacute;lectricit&eacute; alors qu'on n'a ni p&eacute;trole ni gaz. C'est une chance historique de d&eacute;veloppement</font><font size="2">&raquo;</font><font size="2"> a en outre affirm&eacute; le pr&eacute;sident. Vincent Defait (<span style="font-weight: bold;">L'Humanit&eacute;</span>) n'en remarque pas moins que le nucl&eacute;aire ne remplace que rarement le p&eacute;trole pour produire de l'&eacute;lectricit&eacute;, en France.</font><font size="2"> <br /><br />&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Vincent Defait (<span style="font-weight: bold;">L'Humanit&eacute;</span>) a recens&eacute; des soutiens inattendus au Pr&eacute;sident de la R&eacute;publique. Ainsi le d&eacute;put&eacute; communiste Daniel Paul, qui a estim&eacute; que &laquo;dans un contexte de lutte contre le changement climatique, le d&eacute;veloppement de notre capacit&eacute; de production d'&eacute;lectricit&eacute; nucl&eacute;aire est une bonne chose&raquo;, tout en soulignant que &laquo;la puissance publique doit en garder le contr&ocirc;le&raquo;. Aussi, la CGT a d&eacute;fendu le projet, s'appuyant sur un contexte &laquo;de creusement du d&eacute;ficit de production &eacute;lectrique pr&eacute;vu &agrave; moyen terme</font><font size="2">&raquo;</font><font size="2">. Mais cette position est loin de faire l'unanimit&eacute;. Le <span style="font-weight: bold;">Nouvel Observateur</span> parle m&ecirc;me de &quot;toll&eacute; des associations &eacute;cologistes&quot;. Greenpeace a qualifi&eacute; la d&eacute;cision pr&eacute;sidentielle d'</font><font size="2">&laquo;</font><font size="2">aberrante</font><font size="2">&raquo;</font><font size="2"> et </font><font size="2">&laquo;</font><font size="2">stupide</font><font size="2">&raquo;</font><font size="2">. Le directeur fran&ccedil;ais des campagnes, Yannick Jadot, souligne &eacute;galement que cette </font><font size="2">&laquo;</font><font size="2">f</font><font size="2">aute lourde</font> (...) <font size="2">sonne en partie la mort du Grenelle de l'Environnement</font><font size="2">&raquo;</font><font size="2">, qui donnait </font><font size="2">&laquo;</font><font size="2">la priorit&eacute; absolue aux &eacute;conomies d'&eacute;nergie et au d&eacute;veloppement des renouvelables</font><font size="2">&raquo;</font><font size="2">. Par ce fait, &laquo;le pr&eacute;sident a d&eacute;chir&eacute; la feuille de route et s'est assis sur le dialogue &agrave; cinq</font><font size="2">&raquo;</font><font size="2"> entre syndicats, &eacute;lus, patrons, Etat et ONG. L'association Sortir du Nucl&eacute;aire estime en outre que le chantier (EPR) de Flamanville a &eacute;t&eacute; </font><font size="2">&laquo;</font><font size="2">marqu&eacute; par de lourdes d&eacute;convenues et une suspension des travaux par l'Autorit&eacute; de s&ucirc;ret&eacute; nucl&eacute;aire (ASN)</font><font size="2">&raquo;</font><font size="2">.</font><font size="2"> Le Nouvel Observateur rappelle que l'ASN avait rep&eacute;r&eacute; en mai des &quot;fissures&quot; dans l'&icirc;lot nucl&eacute;aire de l'EPR. EDF n'aurait ainsi pas acquis une </font><font size="2">&laquo;</font><font size="2">solide exp&eacute;rience de construction</font><font size="2">&raquo;</font><font size="2"> de ses r&eacute;acteurs de troisi&egrave;me g&eacute;n&eacute;ration. Cit&eacute; par Vincent Defait (<span style="font-weight: bold;">L'Humanit&eacute;</span>), Yves Marignac, directeur de WISE-Paris, une agence de conseil dans le domaine de l'&eacute;nergie, estime que cette d&eacute;cision &laquo;para&icirc;t d&eacute;connect&eacute;e de toute analyse des besoins &eacute;nerg&eacute;tiques de la France&raquo;, mais que </font><font size="2">&laquo;</font><font size="2"><font size="2">cela fait sens s'il s'agit de mettre en valeur Areva avant sa privatisation et alors que Suez investit dans le nucl&eacute;aire</font><font size="2">&raquo;</font><font size="2">.<br /><br />&nbsp; &nbsp;&nbsp; Il s'av&egrave;re que le tout prochain groupe GDF-Suez, qui devrait na&icirc;tre le 21 juillet, rappelle Vincent Defait, est en concurrence avec EDF pour la construction de cette nouvelle centrale. Une v&eacute;ritable comp&eacute;tition s'est m&ecirc;me amorc&eacute;e, assure <span style="font-weight: bold;">La Tribune</span>. Ce qui doit r&eacute;jouir Nicolas Sarkozy, fervent promoteur de la lib&eacute;ralisation du march&eacute; &eacute;nerg&eacute;tique, souligne <span style="font-weight: bold;">L'Humanit&eacute;</span>. Pourtant, EDF ne paraissait pas enclin &agrave; investir dans le nucl&eacute;aire ces derni&egrave;res semaines. Il n'y a pas encore si longtemps, &eacute;crit Jean-Claude Bourbon (<span style="font-weight: bold;">La Croix</span>), le groupe estimait que la France n'avait pas besoin de nucl&eacute;aire suppl&eacute;mentaire d'ici &agrave; 2020. EDF avait plut&ocirc;t les yeux tourn&eacute;s vers la Chine, l'Afrique du Sud, les Etats-Unis ou encore la Grande-Bretagne, &eacute;crit le journaliste de <span style="font-weight: bold;">La Croix</span>. Sur les 35 milliards d'euros qui devraient &ecirc;tre investis sur la p&eacute;riode 2008-2010, l'&eacute;lectricien pr&eacute;voit d'en d&eacute;penser 15 milliards hors de France. Dans l'Hexagone, EDF devait se contenter de prolonger la vie des r&eacute;acteurs les plus anciens (d'une trentaine d'ann&eacute;e) et d'augmenter la puissance et la disponiblit&eacute; des grosses centrales. Jean-Claude Bourbon explique ce qu'il consid&egrave;re comme un &quot;revirement&quot; strat&eacute;gique par la croissance sur le march&eacute; fran&ccedil;ais de ses concurrents internationaux, comme l'italien Enel, qui poss&egrave;de 12,5% de l'EPR de Flamanville, ou l'allemand E.ON, int&eacute;ress&eacute; par la construction d'une centrale en France. L'enjeu, souligne le journaliste de <span style="font-weight: bold;">La Croix</span>, est de garder une expertise nucl&eacute;aire. Un enjeu crucial pour le groupe public. C'est donc ainsi qu'EDF s'est d&eacute;clar&eacute; </font><font size="2">&laquo;</font><font size="2">pr&ecirc;t &agrave; s'engager dans ce projet</font><font size="2">&raquo;</font><font size="2">, en rappelant qu'il disposait </font><font size="2">&laquo;</font><font size="2">de sites potentiels d'implantation, des comp&eacute;tences reconnues de ses salari&eacute;s et de l'exp&eacute;rience n&eacute;cessaire</font><font size="2">&raquo;</font><font size="2">, d'apr&egrave;s <span style="font-weight: bold;">La Tribune</span>. EDF poss&egrave;de en effet 58 r&eacute;acteurs de deuxi&egrave;me g&eacute;n&eacute;ration. Suez s'est &eacute;galement f&eacute;licit&eacute; de l'annonce du pr&eacute;sident, et a affirm&eacute; qu'ils </font><font size="2">&laquo;</font><font size="2">travaillent depuis plusieurs mois sur les diff&eacute;rentes options et ont renforc&eacute; &agrave; cet effet les &eacute;changes et la coop&eacute;ration avec Areva</font><font size="2">&raquo;</font><font size="2"> et que </font><font size="2">&laquo;</font><font size="2"><font size="2">dans l'hypoth&egrave;se o&ugrave; GDF Suez d&eacute;ciderait d'&ecirc;tre candidat &agrave; la construction et l'exploitation de ce deuxi&egrave;me EPR en France, le nouveau groupe le ferait en coop&eacute;ration avec des partenaires &eacute;lectriciens fran&ccedil;ais et/ou internationaux ainsi qu'avec des industriels &eacute;lectro-intensifs int&eacute;ress&eacute;s</font><font size="2">&raquo;</font><font size="2">. <span style="font-weight: bold;">La Croix</span> note que Suez poss&egrave;de d&eacute;j&agrave; sept r&eacute;acteurs en Belgique, et une participation dans les centrales EDF de Chooz (Ardennes) et de Tricastin (Dr&ocirc;me). <span style="font-weight: bold;">La Tribune </span>ajoute que Suez a sign&eacute; en janvier un partenariat avec Areva et Total pour construire deux EPR aux Emirats Arabes Unis. &laquo;&nbsp;Suez veut &ecirc;tre un op&eacute;rateur en propre, producteur et exploitant, de centrales nucl&eacute;aires de nouvelle g&eacute;n&eacute;ration &agrave; l'horizon 2017-2020&raquo; a confirm&eacute; son porte-parole.</font><br /><br /><font size="2">&nbsp; &nbsp; &nbsp; Vincent Defait (<span style="font-weight: bold;">L'Humanit&eacute;</span>) finit par craindre que cette d&eacute;cision soit un signal politique risqu&eacute; envoy&eacute; aux Etats membres de l'Union Europ&eacute;enne Surtout que, souligne Jean-Claude Bourbon, l'Allemagne et la Belgique ont d&eacute;cid&eacute; d'abandonner le nucl&eacute;aire. En Italie, le d&eacute;bat est plus d&eacute;licat. Bien que la population ait tranch&eacute; en 1987 par r&eacute;f&eacute;rendum contre le d&eacute;veloppement du nucl&eacute;aire, le gouvernement en place affiche sa volont&eacute; de &quot;passer outre&quot;. Le parti &eacute;cologiste Cap 21 estime que </font><font size="2">&laquo;</font><font size="2">cette annonce envoie un bien mauvais signal en mati&egrave;re de diversification du mix &eacute;nerg&eacute;tique, de d&eacute;centralisation de la production, de recherche de plus grande efficacit&eacute; &eacute;nerg&eacute;tique</font><font size="2">&raquo;</font><font size="2">. Vincent Defait rappelle en effet qu'un des enjeux de la PFUE est de faire adopter le &quot;paquet climat-&eacute;nergie&quot;, cens&eacute; fixer des objectifs audacieux en terme d'efficacit&eacute; &eacute;nerg&eacute;tique et de d&eacute;veloppement des &eacute;nergies renouvelables.</font><br /><br /><span style="font-weight: bold; font-style: italic; color: rgb(255, 255, 0);">Sources: L'Humanit&eacute; La Croix, La Tribune, Le Nouvel Observateur</span><br /><font size="2"><span style="font-weight: bold;"></span><span style="font-weight: bold;"></span><span style="font-weight: bold;"></span><span style="font-weight: bold;"></span></font> </font></font></font></div>]]></content:encoded>
	   
    <dc:creator><![CDATA[Hemlec]]></dc:creator>
    <dc:language>fr</dc:language>
    <dc:date>2008-07-06T14:25:49+02:00</dc:date>
  </item>

	
  <item rdf:about="http://environnews.i-clic.net/article-246470.html">
    <title><![CDATA[Thon Rouge: Barnier seul contre tous]]></title>
    <link>http://environnews.i-clic.net/article-246470.html</link>
				 <content:encoded><![CDATA[<div style="text-align: justify;">
<div style="text-align: center;"><font size="2"><img src="http://idata.blogmaster.fr/0/03/87/20/thon-ita_fraamalte.jpg" alt="" class="CtreTexte" /><span style="font-style: italic; color: rgb(153, 153, 153);">P&ecirc;cheurs italiens et fran&ccedil;ais &agrave; Malte<span style="font-weight: bold; color: rgb(153, 153, 153);">.</span></span><span style="font-style: italic; font-weight: bold; color: rgb(153, 153, 153);"> (Reuters)</span></font><br /></div>
<font size="2"><br />&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Le ministre de l'agriculture et de la p&ecirc;che, Michel Barnier, assiste aujourd'hui mardi 24 juin &agrave; une r&eacute;union des ministres europ&eacute;ens de la P&ecirc;che, &agrave; Luxembourg. Au centre des discussions, la d&eacute;cision de la Commission Europ&eacute;enne d'interdire la p&ecirc;che au thon rouge, deux semaines avant la date officielle, &eacute;crit <span style="font-weight: bold;">Le Nouvel Observateur</span>. Une d&eacute;cision contest&eacute;e, notamment par la France et l'Italie, o&ugrave; l'activit&eacute; n'est plus autoris&eacute;e depuis le 16 juin, pour cause de d&eacute;passement de quotas, comme en Gr&egrave;ce, &agrave; Chypre et &agrave; Malte. Michel Barnier parle de </font><font size="2">&laquo;</font><font size="2">d&eacute;saccords de fond</font><font size="2">&raquo;</font><font size="2"> entre lui et Bruxelles, mais souligne qu'il n'est pas </font><font size="2">&laquo;</font><font size="2">dans l'&eacute;tat d'esprit d'entrer en conflit avec la Commission et de livrer une gu&eacute;rilla</font><font size="2">&raquo;</font><font size="2">. Car le ministre fran&ccedil;ais l'a avou&eacute;: </font><font size="2">&laquo;</font><font size="2">Malheureusement, il n'y aura plus de p&ecirc;che cette ann&eacute;e puisqu'elle (la Commission) a pris cette d&eacute;cision</font><font size="2">&raquo;</font><font size="2">, souligne <span style="font-weight: bold;">Lib&eacute;ration</span>. Michel Barnier semble plut&ocirc;t chercher des explications. Ainsi, lundi 23 juin, dans les colonnes du <span style="font-weight: bold;">Journal du Dimanche</span>, il exhortait l'Union Europ&eacute;enne &agrave; lui montrer des &quot;preuves&quot; sur le d&eacute;passement de quotas, car selon lui: </font><font size="2">&laquo;</font><font size="2">les chiffres de la Commission s'appuient sur des estimations ou des projections plus que sur des faits. Mes chiffres &agrave; moi, bas&eacute;s sur les d&eacute;clarations des p&ecirc;cheurs, me disent qu'au moment de l'interdiction, 52% seulement des quotas allou&eacute;s &agrave; la France avaient &eacute;t&eacute; p&ecirc;ch&eacute;s</font><font size="2">&raquo;</font><font size="2">. N&eacute;anmoins, la Commission Europ&eacute;enne, s'appuyant sur des images satellitales, soup&ccedil;onne certains p&ecirc;cheurs de ne pas d&eacute;clarer toutes leurs captures. </font><br /><font size="2"><br />&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; On a pourtant essay&eacute; de s'entendre entre Paris et Bruxelles. Mais, apr&egrave;s avoir &eacute;t&eacute; re&ccedil;u par le commissaire europ&eacute;en &agrave; la P&ecirc;che, Joe Borg, Michel Barnier a </font><font size="2">&laquo;</font><font size="2">c</font><font size="2">onfirm&eacute; qu'il n'&eacute;tait pas convaincu</font><font size="2">&raquo;</font><font size="2">. La situation ne s'est pas arrang&eacute;e, au contraire, semble vouloir dire <span style="font-weight: bold;">Le Monde</span>. Ainsi, Nathalie Charbonneau, porte-parole du commissaire europ&eacute;en avait assur&eacute; que le ministre fran&ccedil;ais </font><font size="2">&laquo;</font><font size="2">a tout a fait reconnu que nous (la Commission) avions plusieurs sources d'information et que &ccedil;a nous permettait d'avoir une cartographie tr&egrave;s tr&egrave;s pr&eacute;cise et donc des donn&eacute;es beaucoup plus fiables</font><font size="2">&raquo;</font><font size="2">. Michel Barnier s'&eacute;tait empress&eacute; de r&eacute;pliquer: </font><font size="2">&laquo;</font><font size="2"><font size="2">Je n'ai pas trouv&eacute; normal qu'on interpr&egrave;te ma position ce matin. Je pense que la porte-parole du commissaire doit se contenter de porter la parole du commissaire et pas des ministres. C'est pas comme &ccedil;a que &ccedil;a fonctionne dans mon esprit</font><font size="2">&raquo;</font><font size="2">. Erreur de communication ou pas, ce faux pas n'a pas calm&eacute; les tensions. Pas de gu&eacute;rilla, bien sur, pour Michel Barnier, mais </font><font size="2">&laquo;</font><font size="2">en l'absence d'&eacute;lements r&eacute;ellement probants</font><font size="2">&raquo;</font><font size="2">, il envisagerait </font><font size="2">&laquo;</font><font size="2">avec les autres Etats concern&eacute;s les suites &agrave; donner</font><font size="2">&raquo;</font><font size="2">. <br /><br />&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Prudence est de mise pour le ministre, car <span style="font-weight: bold;">Lib&eacute;ration </span>souligne que la France et l'Italie sont de plus en plus isol&eacute;s. Sous la pression des thoniers m&eacute;diterran&eacute;ens, &agrave; l'image du responsable de leur syndicat Mourad Kahoul, qui fulminait dans les colonnes de <span style="font-weight: bold;">L'Express</span>: </font><font size="2">&laquo;</font><font size="2">on tue des familles sur des suppositions. Nous avons affaire &agrave; des bolcheviques, ici c'est pire que dans les ann&eacute;es 40</font><font size="2">&raquo;</font><font size="2">, Michel Barnier ne fait que demander qu'une </font><font size="2">&laquo;</font><font size="2"><font size="2">r&eacute;flexion soit men&eacute;e d&egrave;s &agrave; pr&eacute;sent sur l'am&eacute;lioration des dispositifs d'encadrement de l'ensemble de la p&ecirc;cherie de thon rouge pour les prochaines campagnes</font><font size="2">&raquo;</font><font size="2">. L'id&eacute;e d'organiser un vote pour annuler cette interdiction a &eacute;t&eacute; abandonn&eacute;e, <span style="font-weight: bold;">Lib&eacute;ration </span>soulignant qu'une majorit&eacute; qualifi&eacute;e des 27 pays serait tr&egrave;s difficile &agrave; obtenir. L'Espagne, qui a obtenu une semaine de plus de p&ecirc;che que la France, s'est d&eacute;marqu&eacute;e de Paris et de Rome en d&eacute;clarant qu'</font><font size="2">&laquo;</font><font size="2"><font size="2">il n'y a aucun probl&egrave;me pour fermer la p&ecirc;che</font><font size="2">&raquo;</font><font size="2">, les quotas nationaux &eacute;tant d&eacute;j&agrave; atteints. Elena Espinosa, ministre espagnole de la p&ecirc;che, a mis en avant la </font><font size="2">&laquo;</font><font size="2">t</font><font size="2">ransparence absolue</font><font size="2">&raquo;</font><font size="2"> dont la p&ecirc;che espagnole a fait preuve, et a souhait&eacute; que </font><font size="2">&laquo;</font><font size="2">tous les pays agissent de la m&ecirc;me mani&egrave;re</font><font size="2">&raquo;</font><font size="2">. La France et l'Italie en premier lieu. Le Portugal a &eacute;galement pris ses distances avec Michel Barnier, le ministre Jaime Silva soulignant que cette pol&eacute;mique concernait </font><font size="2">&laquo;</font><font size="2">principalement la France</font><font size="2">&raquo;</font><font size="2">. R&eacute;sultat, Paris et Rome ne sont plus soutenus que par quelques pays m&eacute;diterran&eacute;ens, comme la Slov&eacute;nie. Et encore, note <span style="font-weight: bold;">Lib&eacute;ration</span>, dans une &quot;moindre mesure&quot;.<br /><br /><span style="font-weight: bold; font-style: italic; color: rgb(255, 204, 0);">Source: L'Express, Le Monde, Le Journal du Dimanche, Le Nouvel Observateur, Lib&eacute;ration</span><br /></font></font></font></font></div>]]></content:encoded>
	   
    <dc:creator><![CDATA[Hemlec]]></dc:creator>
    <dc:language>fr</dc:language>
    <dc:date>2008-06-24T14:20:32+02:00</dc:date>
  </item>

	
  <item rdf:about="http://environnews.i-clic.net/article-244870.html">
    <title><![CDATA[Orages violents et dégâts impressionnants]]></title>
    <link>http://environnews.i-clic.net/article-244870.html</link>
				 <content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><font size="2"><img src="http://idata.blogmaster.fr/0/03/87/20/ddm-depmi.jpg" alt="" class="CtreTexte" /><span style="font-style: italic; color: rgb(153, 153, 153);">Deux villages noy&eacute;s dans la Vall&eacute;e du Vers (Lot)</span><span style="font-style: italic; color: rgb(153, 153, 153); font-weight: bold;"> (DDM)</span><br /></font></p>
<p align="justify"><font size="2">&laquo;Quand on est arriv&eacute; vers 18h30, on a cru que c'&eacute;tait des engins de chantier qui avaient fait &ccedil;a. C'&eacute;tait l'eau&raquo;, avoue un jeune homme, apr&egrave;s avoir d&eacute;couvert le camping de Talouch d&eacute;vast&eacute; par le glissement d'un champ de tournesol. Une touriste hollandaise interrog&eacute;e avoue n'avoir jamais vu &ccedil;a, &laquo;sauf a la t&eacute;l&eacute;, les tsunamis&raquo;. C'est dire la violence et le choc qu'on ressentit les populations du sud de la France, apr&egrave;s les forts orages qui ont secou&eacute; le milieu de semaine. <strong>La D&eacute;p&ecirc;che du Midi</strong> et <strong>Sud Ouest</strong> nous relatent les faits. Les deux journaux r&eacute;gionaux font &eacute;tat &agrave; certains endroits de 100 mm&nbsp;d'eau tomb&eacute;e en deux heures, de grelons de la grosseur d'un oeuf, de coul&eacute;es de boue, de maisons inond&eacute;es jusqu'&agrave; deux m&egrave;tres, de murets emport&eacute;s, de routes soulev&eacute;es et &eacute;ventr&eacute;es, de ponts menac&eacute;s,&nbsp;de lieux-dits d&eacute;vast&eacute;s (comme le hameau Le Plaichac, sur la commune de Laplume). Le maire d'Aubiac, dans le Lot et Garonne, est stup&eacute;fait: &laquo;le petit ruisseau d'Aubiac s'est transform&eacute; en un large torrent bouillonnant de plus de 100 m de large&raquo;. A Agen, la technopole agro-alimentaire Agropole a &eacute;t&eacute; durement touch&eacute;e: dans la moiti&eacute; des locaux, on comptait 80 cm &agrave; 1 m de boue. D'o&ugrave;, &eacute;galement, des cons&eacute;quences &eacute;conomiques &agrave; pr&eacute;voir. Gilles Recour, directeur de l'Agropole, avouait: &laquo;il y a des risques de ch&ocirc;mage technique, mais le bilan est encore &agrave; &eacute;tablir&raquo;. On n'a pas encore d&eacute;nombr&eacute; non plus le nombre de vergers, de semis et de champs d&eacute;vast&eacute;s.</font></p>
<p align="justify"><font size="2">&nbsp;</font></p>
<p align="justify"><font size="2">Roquefort a &eacute;t&eacute; une des villes les plus touch&eacute;es. Sa situation g&eacute;ographique, en entonnoir, et en contrebas du bassin-versant, explique l'ampleur du drame. Cette commune d'un millier d'habitants compte des centaines de maisons sinistr&eacute;es. Le maire, Jean-Pierre Pin, confesse: &laquo;On n'a pas de demande d'h&eacute;bergement d'urgence car les gens se sont d&eacute;brouill&eacute;s avec leurs familles ou voisins. Je crois que beaucoup s'imaginent pouvoir revenir rapidement dans leurs maisons. Or, pour la plupart, ce ne sera pas possible avant plusieurs semaines&raquo;. M&ecirc;me le maire a &eacute;t&eacute; surpris par la subite mont&eacute;e des eaux, lors d'une intervention: &laquo;Je me suis fait prendre. Une grosse vague d'eau est rentr&eacute;e, mettant tous sans dessus dessous. C'&eacute;tait l'acopalypse. En cinq minutes, nous avions de l'eau jusqu'aux &eacute;paules. (...) On a cru qu'on allait tous mourir comme des rats&raquo;. L'intervention des pompiers plongeurs ont permis de lui sauver la vie. <strong>La D&eacute;p&ecirc;che du Midi</strong> souligne le d&eacute;vouement et l'investissement des &eacute;lus municipaux et du conseil g&eacute;n&eacute;ral, de la DDE (direction d&eacute;partementale de l'&eacute;quipement), des pompiers, voire de d&eacute;put&eacute;s (comme Jean Lassalle, relate <strong>Sud Ouest</strong>) qui ont travaill&eacute; en collaboration pour vite mettre en place des PC de crise et des h&eacute;bergements d'urgence, avec l'aide de la Croix Rouge. C'est le cas &agrave; Mourenx, o&ugrave; une soixantaine d'habitants qui ont &eacute;t&eacute; surpris par la crue pendant leur sommeil se sont r&eacute;fugi&eacute;s dans une structure d'h&eacute;bergement d'urgence, dixit <strong>Lib&eacute;ration</strong>. Marc Belloy du Centre op&eacute;rationnel d&eacute;partemental d'incendie et de secours (Codis) explique la situation:&nbsp;&laquo;il pleut depuis plusieurs semaines, les sols sont gorg&eacute;s d'eau, les bassins versants tr&egrave;s charg&eacute;s n'absorbent plus l'exc&eacute;dent, tout part donc directement dans les cours d'eau qui d&eacute;bordent&raquo;. Dans certaines communes, la situation prenait un autre tour: &laquo;L'ensemble des sources d'eau potable a &eacute;t&eacute; touch&eacute; et l'eau est impropre &agrave; la consommation&raquo; s'alarme Jean-Pierre Casabonne, le maire d'Arette, dans les Pyr&eacute;n&eacute;es Atlantiques. Quant &agrave; la pr&eacute;fecture du Lot-et-Garonne, elle a d'ores-et-d&eacute;j&agrave; annonc&eacute; son souhait de demander l'&eacute;tat de catastrophe naturelle. </font></p>
<p align="justify"><font size="2"></font>&nbsp;</p>
<p align="justify"><font size="2">Dans ce d&eacute;partement, mardi 10 </font><font size="2">juin, deux enfants qui se d&eacute;p&ecirc;chaient de se r&eacute;fugier dans les vestiaires d'un terrain de&nbsp;football ont &eacute;t&eacute; frapp&eacute;s par la foudre, pr&egrave;s d'Avignon. D'apr&egrave;s Sophie Moulin, du <strong>Dauphin&eacute; Lib&eacute;r&eacute;</strong>, les m&eacute;decins de l'h&ocirc;pital de la Timone &agrave; Marseille, r&eacute;servaient encore leur pronostic mercredi 11 sur l'&eacute;tat d'un de ces jeunes footballeurs, &acirc;g&eacute; de 12 ans. L'autre a &eacute;t&eacute; sauv&eacute; par son coach, qui est parvenu &agrave; le ranimer. L'entra&icirc;neur et quatre autres enfants, sous le choc,&nbsp;sont en observation au&nbsp;centre hospitalier d'Avignon. En revanche, dans les Alpes de Haute-Provence, dix touristes allemands,&nbsp;&acirc;g&eacute;s d'une vingtaine &agrave; une quarantaine d'ann&eacute;es,&nbsp;qui pratiquaient du canyoning, et deux de leurs accompagnateurs ont &eacute;t&eacute; &laquo;surpris par un tr&egrave;s gros orage, qui a provoqu&eacute; une mont&eacute;e des eaux et une vague de 3 m&egrave;tres de haut&raquo;, d'apr&egrave;s le pr&eacute;fet, B&eacute;atrice Abollivier. Trois personnes sont d&eacute;c&eacute;d&eacute;es: deux ressortissantes originaires de Dortmund et un des guides venus aussi d'Allemagne. Le pr&eacute;fet pr&eacute;cise que les autres membres du groupe ont &eacute;t&eacute; &laquo;contusionn&eacute;s, choqu&eacute;s, et pour certains, ont souffert d'hyporthermie&raquo;. Alert&eacute;s deux heures apr&egrave;s le passage de la vague par un des rescap&eacute;s, les secours n'ont retrouv&eacute; les corps qu'une heure plus tard. Mme Abovillier ajoute: &laquo;il semblerait qu'ils &eacute;taient totalement autonomes, nous n'avons pas l'impression qu'ils aient pris des informations sur la m&eacute;t&eacute;o ou aupr&egrave;s de guides professionnels locaux&raquo;. Le sous-pr&eacute;fet de Castellane avait en effet pris un arr&ecirc;t&eacute; pour interdire les activit&eacute;s nautiques dans les gorges du Verdon quelques jours plus t&ocirc;t.&nbsp;Seulement, Marc Vignaud, du <strong>Point </strong>&eacute;crit que la pratique des sports d'eau vive &eacute;tait autoris&eacute;e dans le Baous,&nbsp;l'affluent du Verdon o&ugrave; a eu lieu le drame. </font></p>
<p align="justify">&nbsp;</p>
<p align="justify"><font size="2">Les d&eacute;bordements des cours d'eau et les d&eacute;g&acirc;ts cons&eacute;quents ont fait resurgir le d&eacute;bat autour de l'efficacit&eacute; de la &quot;loi sur l'eau&quot; en zone montagneuse. <strong>Le Dauphin&eacute; Lib&eacute;r&eacute;</strong> r&eacute;v&egrave;le que beaucoup d'&eacute;lus locaux montrent du doigt&nbsp; cette loi, jug&eacute;e inadapt&eacute;e aux torrents de montagne. Ainsi, Henriette Martinez, d&eacute;put&eacute;s divers droite, souligne que la loi sur l'eau pose des difficult&eacute;s pour le curage dans le lit des rivi&egrave;res, qui n'est&nbsp; &laquo;permis qu'apr&egrave;s autorisation pr&eacute;fectorale&raquo;, d'o&ugrave; des applications diff&eacute;rentes suivant les d&eacute;partements, souligne Jo&euml;l Giraud, d&eacute;put&eacute; PRG. Sceptique quand &agrave; la refonte de la loi, Henriette Martinez&nbsp;pr&eacute;f&egrave;re&nbsp;voir la loi s'appliquer&nbsp; &laquo;avec plus de souplesse&raquo;. <strong>La Croix</strong>, de son c&ocirc;t&eacute;, a&nbsp;interrog&eacute; Michel Daloz, ing&eacute;nieur &agrave; M&eacute;t&eacute;o France, pour conna&icirc;tre son avis sur la violence des orages. Celui-ci avoue que &laquo;la situation orageuse que la France conna&icirc;t depuis le 12 mai dernier est exceptionnelle de par sa dur&eacute;e. On aura ainsi v&eacute;cu presque un mois d'orages en continu !&raquo;. Il ajoute qu' &laquo;il s'agit d'orages ponctuels, tr&egrave;s localis&eacute;s, donc difficile &agrave; pr&eacute;voir&raquo;. L'ing&eacute;nieur &eacute;tablit &agrave; 30 mm d'eau tomb&eacute;e en une heure le seuil &agrave; partir duquel on qualifie un orage de &quot;violent&quot;.&nbsp; &laquo;Or, ajoute-t-il, en mains endroits, nous avons atteints 50 &agrave; 100 mm d'eau en quelques heures, soit l'&eacute;quivalent d'un mois de pluie&raquo;. En outre, dans les zones montagneuses s'ajoute l'eau issue de la fonte des neiges. Il conclut en notant que c'est un ph&eacute;nom&egrave;ne&nbsp; &laquo;classique, mais d'ordinaire, il ne dure gu&egrave;re plus d'une semaine&raquo;.</font></p>
<p align="justify"><strong><em><font size="2" color="#ffff00">Sources: La Croix, La D&eacute;p&ecirc;che du Midi,&nbsp;Le Dauphin&eacute; Lib&eacute;r&eacute;, Le Figaro, Le Nouvel Observateur, Le Point, Lib&eacute;ration, Sud Ouest</font></em></strong></p>]]></content:encoded>
	   
    <dc:creator><![CDATA[Hemlec]]></dc:creator>
    <dc:language>fr</dc:language>
    <dc:date>2008-06-12T14:30:38+02:00</dc:date>
  </item>

	
  <item rdf:about="http://environnews.i-clic.net/article-244418.html">
    <title><![CDATA[Pétrole: Total fait un geste]]></title>
    <link>http://environnews.i-clic.net/article-244418.html</link>
				 <content:encoded><![CDATA[<div style="text-align: center;"><font size="2"><img src="http://idata.blogmaster.fr/0/03/87/20/margerie.jpg" alt="" class="CtreTexte" /><span style="font-style: italic; color: rgb(153, 153, 153);">Christophe Margerie, directeur g&eacute;n&eacute;ral de Total (Reuters)</span></font><br /><br /></div>
<p align="justify"><font size="2">Face &agrave; la grogne montante des professionnels, agriculteurs, p&ecirc;cheurs, routiers face &agrave; la flamb&eacute;e du prix du p&eacute;trole, la ministre de l'Economie, Christine Lagarde a re&ccedil;u des repr&eacute;sentants de l'Union fran&ccedil;aise des industries p&eacute;troli&egrave;res (Ufip), ainsi que Christophe de Margerie, le patron de Total. Une soci&eacute;t&eacute; que Bertrand Delano&euml; accuse de se &quot;goinfrer&quot; dans un contexte de &quot;crise terrible&quot;. Alors que le p&eacute;trole s'&eacute;change &agrave; encore plus de 130 dollars le baril, Total affiche d&eacute;j&agrave; un profit de 3,3 milliards de dollars au premier trimestre 2008, souligne <strong>Le Monde</strong>, dans la lanc&eacute;e des r&eacute;sultats records de 2007 (12,2 milliards de profit). S&eacute;gol&egrave;ne Royal avait d'ailleurs exhort&eacute; le gouvernement &agrave; pr&eacute;lever &laquo;80% de ces profits afin de les investir dans les &eacute;nergies renouvelables&raquo;, afin de &laquo;pr&eacute;parer l'apr&egrave;s-p&eacute;trole&raquo;. Le d&eacute;put&eacute; socialiste J&eacute;r&ocirc;me Cahuzac avait appel&eacute; &agrave; une meilleure utilisation des profits, d&eacute;plorant que Total rachetait pour 1,7 milliards d'euros de ses propres actions et augmentait de 11% les dividendes de ses actionnaires. L'UMP avait &eacute;galement r&eacute;agi. Ciblant le &quot;populisme&quot; et la &quot;d&eacute;magogie&quot;, le parti avait brandi le risque que Total ne d&eacute;place&nbsp;son si&egrave;ge &agrave; l'&eacute;tranger. Dominique Bussereau, secr&eacute;taire d'Etat aux transports, avait tout de m&ecirc;me demand&eacute; &agrave; l'entreprise p&eacute;troli&egrave;re de faire preuve de &quot;solidarit&eacute;&quot;. <br /><br /></font></p>
<p align="justify"><font size="2">Press&eacute;e d'agir sous la pression populaire, souligne <strong>La Tribune</strong>, Christine Lagarde est parvenue &agrave; un arrangement: Total s'engage&nbsp;&agrave; financer la &quot;prime &agrave; la cuve de fioul&quot; qui &eacute;tait pass&eacute;e de 75 &agrave; 150 euros l'hiver dernier. 700.000 foyers en auraient b&eacute;n&eacute;fici&eacute;, selon Bercy. Ce serait une nouvelle fois 102 millions d'euros qui seront d&eacute;pens&eacute;s l'hiver prochain, a assur&eacute; Christophe de Margerie. L'Etat participera &agrave; hauteur de 42,7 millions d'euros &agrave; ce fond social, destin&eacute; aux contribuables non-imposables qui se chauffent au fioul. Christine Lagarde, qui a salu&eacute; &laquo;l'effort de solidarit&eacute;&raquo; du groupe fran&ccedil;ais, a ajout&eacute; que &laquo;Total s'est engag&eacute; &agrave; examiner de mani&egrave;re tr&egrave;s favorable l'augmentation de la prime &agrave; la cuve que nous avons d&eacute;cid&eacute;e, qui passerait donc de 150 &agrave; 200 euros&raquo;, soit le souhait du Pr&eacute;sident. Dans ce cas, Luc Chatel a estim&eacute; la contribution entre 140 et 200 millions d'euros, ce que n'a confirm&eacute; ni Christine Lagarde, ni Total. Le groupe fran&ccedil;ais s'est &eacute;galement &laquo;engag&eacute; &agrave; inciter&raquo; les autres groupes &eacute;trangers (BP, Shell, Exxon) &agrave; l'imiter. En outre, d'autres engagements ont &eacute;t&eacute; pris par les distributeurs p&eacute;troliers, comme celui de &laquo;syst&eacute;matiquement r&eacute;percuter les baisses du prix du baril &agrave; la pompe, le plus vite possible, et d'autre part de lisser sur des p&eacute;riodes d'au moins quatre semaines toutes les hausses du prix du baril&raquo;. Nicolas Cori, de <strong>Lib&eacute;ration</strong> souligne que cet engagement, d&eacute;j&agrave; pris en 2006, ne devrait rien co&ucirc;ter &agrave; Total. Autres engagements: celui de &laquo;financer la recherche dans les &eacute;nergies renouvelables&raquo;, et celui d'aider le gouvernement &agrave; trouver des id&eacute;es pour &laquo;une meilleure stabilit&eacute; du prix sur les march&eacute;s p&eacute;troliers&raquo;. </font></p>
<p align="justify"><font size="2"><strong><br />Le Figaro</strong> rappelle que Nicolas Sarkozy avait propos&eacute; de financer ce rench&eacute;rissement de la prime &agrave; la cuve en utilisant le surplus de recettes per&ccedil;ues par la TVA depuis le d&eacute;but de l'ann&eacute;e, soit 170 millions d'euros, selon le minist&egrave;re du Budget. Mais Bercy et Matignon avait &quot;refroidi les ardeurs &eacute;lys&eacute;ennes&quot;, signalant que ce surplus &eacute;tait &agrave; mod&eacute;rer, du fait des moins-values observ&eacute;es sur la TIPP, li&eacute;es &agrave; la baisse de la consommation, et estim&eacute;es &agrave; 100 millions d'euros. Nicolas Cori mentionne que le Pr&eacute;sident tente toujours d'obtenir de Bruxelles le&nbsp;plafonnement de&nbsp;la TVA sur les carburants, malgr&eacute; le scepticisme des partenaires europ&eacute;ens. Scepticisme non-partag&eacute; par Jean-Pierre Raffarin. Dans un entretien accord&eacute; &agrave; RTL, l'ancien premier ministre va m&ecirc;me plus loin, sugg&eacute;rant de &laquo;bloquer le prix du baril &agrave; 100 dollars, et neutraliser l'aspect fiscal au-dessus de ce plafond. Ceci en France, mais si &ccedil;a peut &ecirc;tre au niveau europ&eacute;en aussi, c'est mieux&raquo;. Une proposition qui &laquo;va dans le sens de la proposition de Nicolas Sarkozy&raquo;. Le s&eacute;nateur UMP a en outre balay&eacute; les propositions socialistes de taxer les profits de Total, d&eacute;clarant qu'&laquo;il n'y a que madame Royal aujourd'hui, et peut-&ecirc;tre monsieur Chavez, pour croire encore aux nationalisations&raquo;, tout en rappelant que &laquo;Total fait 95 % de ses b&eacute;n&eacute;fices &agrave; l'&eacute;tranger&raquo;. </font></p>
<p align="justify"><font size="2"><br />Mais alors, de mani&egrave;re plus g&eacute;n&eacute;rale, se demande <strong>les Echos</strong>, que faire face &agrave; l'envol&eacute;e du p&eacute;trole? Le prix du baril a bondi de 13% sur quelques jours, voire quelques heures, et s'&eacute;l&egrave;ve encore &agrave; plus de 130 dollars. <strong>Les Echos</strong> s'appuie sur les deux plus grands courtiers mondiaux en p&eacute;trole, Morgan Stanley et Goldman Sachs, pour annoncer que le baril &agrave; 150 dollars est &quot;probable &agrave; court terme&quot;. Juillet, annonce m&ecirc;me ce premier. Et pour cause, &laquo;la demande p&eacute;troli&egrave;re est faible, mais l'offre est encore plus faible&raquo; analyse Jeffrey Currie, de Goldman Sachs. Or, comme dirait Nicolas Sarkozy, &laquo;l'&eacute;conomie europ&eacute;enne et l'&eacute;conomie mondiale sont soumises &agrave; un choc d'une force sans pr&eacute;c&eacute;dent&raquo;. Un choc d'autant plus rude que les gouvernements n'ont pas forc&eacute;ment les capacit&eacute;s financi&egrave;res &agrave; r&eacute;pondre &agrave; la d&eacute;tresse des m&eacute;nages et des professionnels. A peine la Russie, l'Indon&eacute;sie ou&nbsp;la Syrie ont r&eacute;duit leurs subventions aux produits p&eacute;troliers, pour limiter le d&eacute;ficit commercial. En revanche, la Chine et l'Inde, dont la demande croissante en p&eacute;trole attise la flamb&eacute;e des prix p&eacute;troliers, ont quant &agrave; eux refuser d'aligner les prix de leurs carburants sur leurs tarifs internationaux. </font></p>
<p align="justify"><font size="2"><br />En France, <strong>La D&eacute;p&ecirc;che du Midi</strong> r&eacute;v&egrave;le que le trafic de carburant est en plein essor. Le journal nous pr&eacute;sente le cas de deux d&eacute;linquants qui&nbsp;n'ont pas h&eacute;sit&eacute; &agrave; vider des r&eacute;servoirs d'engin de chantier. Et quand, au tribunal, on leur demande pourquoi ils ont vol&eacute; ces litres de gasoil, ils r&eacute;pondent : &laquo;C'est pas pour revendre, Monsieur. C'est pour rouler gratuit &raquo;. Ce qu'il n'emp&ecirc;che qu'ils ont &eacute;cop&eacute; d'un mois ferme, et de trois mois pour r&eacute;cidive. Les professionnels du transport, s'ils notent que ce ph&eacute;nom&egrave;ne existe depuis toujours, remarque que le syphonage aurait tendance &agrave; s'organiser. Autre ph&eacute;nom&egrave;ne en vogue, et plus sain: le covoiturage. <strong>Le Figaro</strong> note que le comportement est de moins en moins marginal, du fait des gr&egrave;ves des transports en commun et surtout de la hausse des prix du p&eacute;trole. On &quot;covoiture&quot; aussi bien pour le bureau que pour les loisirs, ce qui permet d'&eacute;conomiser jusqu'&agrave; cent euros par mois, selon une de ses adeptes. Les sites internet sp&eacute;cialis&eacute;s se multiplient: &laquo;on en a recens&eacute; 78 l'an dernier&raquo;, souligne Robert Claval, du Certu (Centre d'&eacute;tude sur les r&eacute;seaux des transports et d'urbanisme), soit 500.000 annonces, selon lui, que &ccedil;a soit pour particuliers, pour entreprises ou pour collectivit&eacute;s territoriales. Renault et les autoroutes Paris-Normandie s'y sont laiss&eacute;s tenter. Un mouvement qui n'est pas uniquement fran&ccedil;ais, souligne <strong>Le Figaro</strong>. L'Allemagne, l'Angleterre et les Etats-Unis sont parmi les pays les plus avanc&eacute;s sur ce domaine. Certains pays rendent m&ecirc;me les p&eacute;ages urbains gratuits pour les adeptes du covoiturage, ou leur&nbsp;r&eacute;servent des voies d'autoroutes. </font></p>
<p align="justify"><font size="2"><br />Quant aux professionnels directement touch&eacute;s, p&ecirc;cheurs, routiers, taxis et agriculteurs, ceux-ci &quot;basculent de manifestants &agrave; &eacute;meutiers&quot;, &eacute;crit&nbsp;Maximilien Rouer, PDG de Becitizen, dans une chronique de <strong>La Tribune</strong>.&nbsp;Or, &eacute;crit-il, &quot;manifester contre la hausse du prix de l'&eacute;nergie revient aujourd'hui &agrave; manifester contre la pluie&quot;. &quot;La soci&eacute;t&eacute;, organis&eacute;e autour d'un p&eacute;trole peu cher, doit se r&eacute;organise face au p&eacute;trole cher&quot;, car la hausse du prix de l'&eacute;nergie est, selon lui, structurelle, et non conjoncturelle. Et les discours politiques ne font que les renforcer&nbsp;dans leur mouvement. Car c'est devant le manque de solutions propos&eacute;es par le gouvernement et l'Union Europ&eacute;enne que les manifestants deviennent &eacute;meutiers. Alors Maximilien Rouer propose des adaptations structurelles. Aux p&ecirc;cheurs, la reconversion. &quot;Personne ne peut s'en r&eacute;jouir&quot;, note-il, mais l'appauvrissement des stocks de poissons et la flamb&eacute;e des prix du gazole rendent la situation inexorable. Aux agriculteurs, la diversification de leurs productions (vers le secteur &eacute;nerg&eacute;tique: bio&eacute;nergies, solaires, &eacute;oliens).&nbsp;Aux taxis: une participation de l'Etat pour leur fournir des v&eacute;hicules moins consommateurs plut&ocirc;t que des aides financi&egrave;res. Aux transporteurs, une restructuration qui se fera selon lui naturellement, en fonction des contraintes &eacute;nerg&eacute;tiques et climatiques. Enfin, aux particuliers: les &eacute;conomies d'&eacute;nergie dans le logement et le transport, et le d&eacute;veloppement des courtes distances. Et tout cela encourag&eacute; par des aides gouvernementales. </font></p>
<p align="justify"><font size="2"><br />Mais alors que les pays consommateurs, membres du G8, mais aussi la Chine, l'Inde et la Cor&eacute;e du Sud se r&eacute;unissaient &agrave; Aomori (Japon) pour &quot;partager leurs vives inqui&eacute;tudes &agrave; propos du niveau actuel des prix du p&eacute;trole&quot;, Pierre Cochez, de <strong>La Croix,</strong> remarque que les pays producteurs se frottent les mains. Ainsi, les pays de l'Opep (organisation des pays exportateurs de p&eacute;trole), qui repr&eacute;sentent 40% du march&eacute;, n'h&eacute;sitent pas &agrave; taxer l'exploitation des compagnies p&eacute;troli&egrave;res jusqu'&agrave; 90% de leurs ventes. Didier Houssin, directeur du p&eacute;trole &agrave; l'agence internationale de l'&eacute;nergie (AIE), cit&eacute; par <strong>La Croix</strong>, explique: &laquo;Ce sont les prix chers qui cr&eacute;ent du nationalisme p&eacute;trolier. Et non l&quot;inverse. Depuis le d&eacute;but de la hausse, les contrats ont &eacute;t&eacute; ren&eacute;goci&eacute;s par les pays producteurs. Actuellement les positions se durcissent et, pour les compagnies p&eacute;troli&egrave;res, les relations avec les pays h&ocirc;tes sont de plus en plus difficiles &raquo;. Grace &agrave; cet argent, ces pays investissent massivement dans de grands projets immobiliers et industriels, plac&eacute;s dans des fonds souverains, comme le Fonds Adia d'Abou Dhabi (Emirats Arabes Unis). Autre b&eacute;n&eacute;ficiaire de la flamb&eacute;e des cours p&eacute;troliers, les producteurs de gaz, dont le prix est index&eacute; sur celui du p&eacute;trole en Europe continentale et en Extr&ecirc;me-Orient, mais aussi aux producteurs de charbon, dont le prix a &eacute;t&eacute; tir&eacute; vers le haut par la demande de pays &eacute;mergents, comme la Chine, remarque Olivier Appert, pr&eacute;sident de l'Institut fran&ccedil;ais du p&eacute;trole (IFP), &agrave;&nbsp;<strong>La Croix</strong>. Quant aux compagnies p&eacute;troli&egrave;res, Olivier Appert note des beaux jours &agrave; court terme, mais pr&eacute;voit des difficult&eacute;s &agrave; plus long terme, du fait du nationalisme des pays producteurs, et des co&ucirc;ts croissants des investissements. Autre b&eacute;n&eacute;ficiaire, de mani&egrave;re plus indirecte: les producteurs des autres &eacute;nergies. EDF en t&ecirc;te, qui profite du co&ucirc;t stable de ses centrales nucl&eacute;aires par rapport au centrales thermiques au gaz, mais aussi les&nbsp;producteurs d'&eacute;nergies renouvelables, l'&eacute;olien et le&nbsp;photovolta&iuml;que gagnant en int&eacute;r&ecirc;t. Enfin, Pierre Cochez souligne que les fournisseurs d'&eacute;quipements d'&eacute;conomie d'&eacute;nergie, comme le fran&ccedil;ais Saint-Gobain, ne sont pas non plus en reste.<br /></font></p>
<p align="justify"><font size="2" color="#ffff00"><strong><em><br />Sources: La Croix, La D&eacute;p&ecirc;che du Midi, La Tribune, Le Figaro, Le Monde, Les Echos, Lib&eacute;ration</em></strong></font></p>]]></content:encoded>
	   
    <dc:creator><![CDATA[Hemlec]]></dc:creator>
    <dc:language>fr</dc:language>
    <dc:date>2008-06-10T09:23:24+02:00</dc:date>
  </item>

	
  <item rdf:about="http://environnews.i-clic.net/article-244200.html">
    <title><![CDATA[Le Sichuan sous la menace des lacs artificiels]]></title>
    <link>http://environnews.i-clic.net/article-244200.html</link>
				 <content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><font size="2"><span class="cap"><img src="http://idata.blogmaster.fr/0/03/87/20/tangjiashan.jpg" alt="" class="CtreTexte" /><span style="font-style: italic; color: rgb(153, 153, 153);">Avant/Apr&egrave;s le s&eacute;isme: en haut la rivi&egrave;re Jianjian </span><br style="font-style: italic; color: rgb(153, 153, 153);" /><span style="font-style: italic; color: rgb(153, 153, 153);">avant les glissements de terrain, en bas la retenue d'eau (AFP)</span><br /></span></font></p>
<p align="justify"><font size="2"><span class="cap"><br />On n'a pas fini de parler du s&eacute;isme qui a secou&eacute; la province montagneuse du Sichuan, dans le sud-ouest de la Chine. Le dernier bilan officiel, qui fait &eacute;tat de 69.136 morts et de 17.686 disparus risquent en effet de s'alourdir davantage. Le tremblement de terre du 12 mai, d'une magnitude de 8 sur l'&eacute;chelle de Richter, aurait cr&eacute;&eacute; une trentaine de lacs artificiels, selon <strong>Le Monde</strong>. L</span><span class="cap">es glissements de terrain induits ont form&eacute; des barrages entravant les cours d'eau. Le plus important est celui du Tangjiashan, sur&nbsp;le fleuve Jinjiang. Mais ce lac artificiel reste fragile, soumis aux r&eacute;pliques du s&eacute;isme. Le dernier en date s'est produit le 8 juin, &agrave; 18h51 heures locales. L'agence Chine nouvelle a annonc&eacute; que la secousse a&nbsp;provoqu&eacute; d'&quot;importants glissements de terrain&quot;, sans toutefois livr&eacute; d'informations sur la magnitude de la r&eacute;plique. Selon l'Observatoire g&eacute;ologique des Etats-Unis, c'est une secousse de magnitude 5 sur l'&eacute;chelle de Richter qui se serait produite,&nbsp;au Sud-Ouest&nbsp;de la ville de Mianyang. </span></font><span class="cap"><font size="2">Chine Nouvelle a indiqu&eacute; que l'impact de la r&eacute;plique sur le lac du Tangjiashan n'avait pas encore apport&eacute; de conclusion. C'est plus d'un million de personnes qui sont sous le risque d'une cession du barrage naturel, d'apr&egrave;s <strong>Le Monde</strong>. L'arm&eacute;e a d&eacute;j&agrave; pris les devants en &eacute;vacuant 250.000 personnes. Les forces chinoises ont estim&eacute; &agrave; une dizaine de jours le temps pour &eacute;liminer cette menace, souligne <strong>Le Monde</strong>. Surtout que la pression sur la retenue est de plus en plus importante. En effet, les m&eacute;dias chinois constatent que &quot;le niveau d'eau du lac de Tangjiashan form&eacute; dans le sud-ouest de la Chine par le s&eacute;isme continue &agrave; s'&eacute;lever dangereusement&quot;. Le 8 juin, entre 9 heures et midi (heures locales), le niveau du lac se serait &eacute;lev&eacute; de 12 centim&egrave;tres, avec l'apport des eaux en amont. Durant les 15 heures pr&eacute;c&eacute;dentes, il aurait m&ecirc;me gagn&eacute; 68 centim&egrave;tres. Et ce malgr&eacute; l'effort d&eacute;ploy&eacute; pour drainer le lac. Les autorit&eacute;s ont en effet proc&eacute;d&eacute; &agrave; la construction d'un canal de d&eacute;rivation, tandis qu'un deuxi&egrave;me est en cours de creusement. Seulement, selon Zhang Ting, chef de l'observatoire de m&eacute;t&eacute;orologie et d'hydrologie de la province de Sichuan, la quantit&eacute; d'eau qui se d&eacute;verse dans le lac est cinq fois sup&eacute;rieure &agrave; celle qui est drain&eacute;e ou qui s'en &eacute;coule naturellement. Une mont&eacute;e des eaux, et une pression qui, selon <strong>Le Monde</strong>, s'&eacute;l&egrave;ve inexorablement.</font></span></p>
<p align="justify"><span class="cap"><font size="2" color="#ffff00"><strong><em>Sources: Le Monde, Le Nouvel Observateur, Le Point</em></strong></font></span></p>]]></content:encoded>
	   
    <dc:creator><![CDATA[Hemlec]]></dc:creator>
    <dc:language>fr</dc:language>
    <dc:date>2008-06-09T10:56:20+02:00</dc:date>
  </item>

	
  <item rdf:about="http://environnews.i-clic.net/article-243847.html">
    <title><![CDATA[Un sommet du FAO &quot;décevant&quot;]]></title>
    <link>http://environnews.i-clic.net/article-243847.html</link>
				 <content:encoded><![CDATA[<p align="justify"><font size="2"><img src="http://idata.blogmaster.fr/0/03/87/20/jacquesdiouf_-_reuters.jpg" alt="" class="CtreTexte" /></font></p>
<p style="text-align: center;"><font size="2"><span style="font-style: italic; color: rgb(153, 153, 153);">Jacques Diouf, pr&eacute;sident du FAO (Reuters)</span><br /></font></p>
<p align="justify">&nbsp;</p>
<p align="justify"><font size="2">Le sommet mondial sur la s&eacute;curit&eacute; alimentaire s'est d&eacute;roul&eacute; cette semaine &agrave; Rome, au si&egrave;ge de l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO). Pour l'occasion, une cinquantaine de chefs d'Etat et de gouvernement ont fait le d&eacute;placement dont le pr&eacute;sident fran&ccedil;ais Nicolas Sarkozy, le pr&eacute;sident br&eacute;silien Lula, le pr&eacute;sident iranien Mahmoud Ahmadinejad, et la pr&eacute;sidente argentine Carolina Kirchner. Et pour cause, le contexte est tr&egrave;s lourd: la flamb&eacute;e des prix alimentaires - le cours des c&eacute;r&eacute;ales a augment&eacute; de 50% depuis quatre mois rappelle <strong>Ouest France</strong> - a entra&icirc;n&eacute; de violentes '&eacute;meutes de la faim' (voir <a href="http://environnews.i-clic.net/article-233910.html">Revue de presse du 14 avril</a>) en Afrique, en Am&eacute;rique Latine et en Asie. Ce&nbsp;sont 100 millions de personnes qui sont soumises au risque de famine, cent millions en plus des 850 millions qui &quot;vivotent&quot; avec moins d'un dollar par jour, soit le septi&egrave;me de l'humanit&eacute;, &eacute;crit Joseph Limagne, dans <strong>Ouest France</strong>. Durant trois jours, les 192 Etats membres de la FAO ont assist&eacute; &agrave; cette &quot;conf&eacute;rence de haut niveau sur la s&eacute;curit&eacute; alimentaire mondiale face aux d&eacute;fis du changement climatique et des bio&eacute;nergies&quot;. Abdolreza Abassian, de la FAO, note que&nbsp;&laquo;</font><font size="2">les d&eacute;l&eacute;gu&eacute;s qui viennent au sommet savent tous ce qui s'est pass&eacute; et ce qu'il faut faire, &agrave; savoir investir &agrave; nouveau dans l'agriculture. Les divisions apparaissent sur la mani&egrave;re de s'y prendre&raquo;. Joseph Limagne notera tout de m&ecirc;me quelques &quot;hors sujet&quot;, comme&nbsp;celui d'Ahmadinejad, qui s'est une nouvelle fois lanc&eacute; dans une diatribe anti-Isra&euml;l. La pr&eacute;sence du zimbabw&eacute;en Robert Mugabe, accus&eacute; d'avoir ruin&eacute; son pays, a &eacute;t&eacute; elle aussi&nbsp;jug&eacute;e path&eacute;tique.</font></p>
<p align="justify"><font size="2"><br /> </font></p>
<p align="justify"><font size="2">Le sommet s'est finalement achev&eacute; le 5 juin sur l'adoption d'une d&eacute;claration commune &quot;par acclamation&quot;, selon <span style="font-weight: bold;">La Tribune</span>. Les pays s'engagent &agrave; r&eacute;duire de moiti&eacute; le nombre de personnes sous-aliment&eacute;es pour 2015, et &agrave; atteindre la s&eacute;curit&eacute; alimentaire. En outre, le texte souligne que la nourriture &quot;ne devrait pas &ecirc;tre utilis&eacute;e comme moyen de pression &eacute;conomique et politique&quot;. En revanche, rien ou peu de choses sur les carburants et l'agriculture subventionn&eacute;e. Le r&eacute;sultat d'une &quot;bataille du chacun pour soi&quot;, &eacute;crit Joseph Limagne, le Br&eacute;sil et les Etats Unis d&eacute;fendant les biocarburants - ils en sont les deux principaux producteurs - et l'Union Europ&eacute;enne &quot;s'accrochant &agrave; sa politique agricole commune&quot;. Ce sont pourtant deux sujets qui ont &eacute;t&eacute; au coeur du d&eacute;bat. Ainsi, &eacute;crit Eric Jozsef dans <span style="font-weight: bold;">Lib&eacute;ration</span>, aux ONG d&eacute;fendant la mise en place d'un moratoire sur les biocarburants, le pr&eacute;sident br&eacute;silien Lula s'est dit </font><font size="2">&laquo;</font><font size="2">scandalis&eacute; de voir l'&eacute;nergie propre issue des biocarburants point&eacute;e du doigt</font><font size="2">&raquo;</font><font size="2">. Les agrocarburants sont notamment accus&eacute;s d'avoir attiser la flamb&eacute;e des prix agricoles. Quant aux subventions, l'AFP souligne l'attitude de l'Argentine, qui a lutt&eacute; jusqu'au bout contre une disposition sur &quot;les mesures restrictives qui peuvent augmenter la volatilit&eacute; des prix internationaux&quot;, avant de refuser d'adh&eacute;rer au texte. Au final, les pays ne font qu'appeler &agrave; des &quot;&eacute;tudes approfondies&quot; sur les bio&eacute;nergies, dans une perspective de &quot;d&eacute;veloppement durable&quot;, sans toutefois pr&eacute;voir la mise en place d'une instance de contr&ocirc;le ou d'&eacute;valuation. De m&ecirc;me, le texte &quot;encourage la communaut&eacute; internationale &agrave; poursuivre ses efforts en mati&egrave;re de g&eacute;n&eacute;ralisation des &eacute;changes agricoles en r&eacute;duisant les obstacles au commerce, et les politiques qui sont &agrave; l'origine de distorsions des march&eacute;s&quot;. Au final, on aboutit &agrave; une &quot;d&eacute;claration a minima&quot;, selon la <span style="font-weight: bold;">Voix du Nord</span>. <span style="font-weight: bold;">Le Monde</span> note tout de m&ecirc;me qu'une id&eacute;e a fait l'unanimit&eacute;: celle de doubler la production alimentaire mondiale d'ici &agrave; 2050 en privil&eacute;giant le d&eacute;veloppement de l'agriculture des pays du sud, surtout d'Afrique. Joseph Limagne signale par ailleurs que Nicolas Sarkozy a eu le m&eacute;rite de d&eacute;noncer l'&quot;erreur strat&eacute;gique historique&quot; d'avoir privil&eacute;gier les cultures rentables, comme le coton, au d&eacute;triment d'une agriculture vou&eacute;e &agrave; l'alimentation des populations locales. Et que son id&eacute;e de cr&eacute;er un &quot;groupe d'experts sur la s&eacute;curit&eacute; alimentaire&quot;, comme il en existe pour le climat, lui paraissait utile. Autre satisfaction: la lev&eacute;e de fonds d'urgence, promis par diff&eacute;rents donateurs comme la Banque Mondiale, la Banque islamique de d&eacute;veloppement, les Etats Unis et la France.&nbsp;Soit 6,5 milliards de dollars, selon Jacques Diouf, pr&eacute;sident du FAO.<br /><br /></font></p>
<p align="justify"><font size="2">Jacques Diouf, qui avait pourtant d&eacute;clar&eacute; en d&eacute;but de conf&eacute;rence qu'</font><font size="2">&laquo;</font><font size="2">avec les tendances observ&eacute;es, cet objectif (de r&eacute;duire de moiti&eacute; la sous-alimentation dans le monde) serait atteint en 2150 au lieu de 2015</font><font size="2">&raquo;</font><font size="2">, semblait ravi &agrave; l'issue du sommet: </font><font size="2">&laquo;</font><font size="2">on ne s'est pas content&eacute;s de paroles mais on a&nbsp;d&eacute;cid&eacute; de mobiliser des ressources pour mettre en oeuvre des actions &agrave; court, moyen, et long terme</font><font size="2">&raquo;</font><font size="2">. Mais Laetitia Craveul &eacute;crit dans <span style="font-weight: bold;">Le Monde</span> que le FAO, contest&eacute; pour son manque d'efficacit&eacute; n'avait qu'un but: aboutir &agrave; un consensus sur l'id&eacute;e de produire plus, la question des subventions et des agrocarburants &eacute;tant nettement plus d&eacute;licate. Enthousiasme non partag&eacute; par le Venezuela, qui a jug&eacute; que les pays avaient </font><font size="2">&laquo;</font><font size="2">laiss&eacute; passer l'opportunit&eacute; de faire un pas en avant courageux pour lutter contre le 'fl&eacute;au' de la faim</font><font size="2">&raquo;</font><font size="2">. Franco Frattini, ministre italien des Affaires Etrang&egrave;res a lui aussi fait part de sa d&eacute;ception: </font><font size="2">&laquo;</font><font size="2"><font size="2">il y a eu de grandes d&eacute;clarations mais je n'ai pas senti cette coh&eacute;sion unanime qui aurait &eacute;t&eacute; n&eacute;cessaire</font><font size="2">&raquo;</font><font size="2">, arguant que </font><font size="2">&laquo;</font><font size="2">les rem&egrave;des divergent encore beaucoup</font><font size="2">&raquo;</font><font size="2">. Par ailleurs, <span style="font-weight: bold;">La Tribune</span> remarque que cette d&eacute;claration finale ne fait que reprendre celles des pr&eacute;c&eacute;dents sommets de 1996 et 2002, notamment sur le but d'&quot;atteindre la s&eacute;curit&eacute; alimentaire&quot; et sur l'objectif de &quot;r&eacute;duire de moiti&eacute; le nombre de personnes sous-aliment&eacute;es pour 2015 au plus tard&quot;. Les ONG ne se sont pas fait attendre pour r&eacute;agir.&nbsp;Actionaid a ainsi estim&eacute; que </font><font size="2">&laquo;</font><font size="2">les conclusions du sommet sont le r&eacute;sultat du manque de volont&eacute; de la part des gouvernements de prot&eacute;ger v&eacute;ritablement les populations les plus pauvres et vuln&eacute;rables</font><font size="2">&raquo;</font><font size="2">. Nombre d'entre elles ont eu &agrave; coeur de d&eacute;fendre l'agriculture familiale et le principe d'autosuffisance alimentaire, face aux &quot;vents de la mondialisation&quot; (<span style="font-weight: bold;">Ouest France</span>). Flavio Valente, secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral de l'Organisation internationale pour le droit humain &agrave; l'alimentation (FIAN) a ainsi expliqu&eacute; qu'</font><font size="2">&laquo;</font><font size="2">il faut renforcer la production locale, pas la placer sour le contr&ocirc;le de l'agribusiness</font><font size="2">&raquo;</font><font size="2">, Laetitia Craveul ayant not&eacute; la pr&eacute;sence de quelques multinationales au sommet. Autre son de cloche pour Donald Kabenuka, pr&eacute;sident de la Banque africaine de d&eacute;veloppement, d&eacute;clarant que </font><font size="2">&laquo;</font><font size="2">l'heure est venue de voir l'agriculture africaine comme une v&eacute;ritable opportunit&eacute; commerciale</font><font size="2">&raquo;</font><font size="2">. Ndougou Fall, pr&eacute;sident du ROPPA, un r&eacute;seau d'organisations paysannes regroupant plus de quarante millions de petits producteurs d'Afrique de l'Ouest, avait pourtant pr&eacute;venu: </font><font size="2">&laquo;</font><font size="2">Rome ne doit pas &ecirc;tre le lieu o&ugrave; sera ressuscit&eacute;e une OMC en crise, o&ugrave; seront d&eacute;terr&eacute;s les accords de partenariat &eacute;conomique, ni celui o&ugrave; donner une nouvelle vie &agrave; la Banque Mondiale</font><font size="2">&raquo;</font><font size="2">, affirmant que </font><font size="2">&laquo;</font><font size="2">les m&ecirc;me proc&eacute;d&eacute;s produiront les m&ecirc;mes r&eacute;sultats. Ni la lib&eacute;ralisation, ni une nouvelle r&eacute;volution verte africaine ne serviront &agrave; r&eacute;gler une crise puisqu'elles sont une partie du probl&egrave;me</font><font size="2">&raquo;</font><font size="2">. L'organisation britannique Oxfam est plus temp&eacute;r&eacute;e, qualifiant ce sommet de </font><font size="2">&laquo;</font><font size="2">premier pas important</font><font size="2">&raquo;</font><font size="2">, mais jugeant par la voix de sa responsable, Barbara Stocking, que les dirigeants doivent </font><font size="2">&laquo;</font><font size="2">s'attaquer aux causes en mettant fin &agrave; la production &agrave; outrance des biocarburants et en fournissant une aide &agrave; plus long terme &agrave; l'agriculture</font><font size="2">&raquo;</font><font size="2">, avant de conclure </font><font size="2">&laquo;</font><font size="2">les bonnes id&eacute;es doivent &ecirc;tre suivie par des ch&egrave;ques au Japon</font><font size="2">&raquo;</font><font size="2">, &agrave; savoir au G8 qui se d&eacute;roulera en juillet.</font></font></p>
<p align="justify"><font size="2"><font size="2"><span style="font-weight: bold; font-style: italic; color: rgb(255, 204, 51);">Sources: La Tribune, La Voix du Nord, Le Monde, Lib&eacute;ration, Ouest France</span><br /></font></font></p>]]></content:encoded>
	   
    <dc:creator><![CDATA[Hemlec]]></dc:creator>
    <dc:language>fr</dc:language>
    <dc:date>2008-06-06T13:16:09+02:00</dc:date>
  </item>

	
  <item rdf:about="http://environnews.i-clic.net/article-237498.html">
    <title><![CDATA[Grenelle: l'avant-projet de loi]]></title>
    <link>http://environnews.i-clic.net/article-237498.html</link>
				 <content:encoded><![CDATA[<div style="text-align: center;"><font size="2"><img src="http://idata.blogmaster.fr/0/03/87/20/gre.jpg" alt="" class="CtreTexte" /><font size="1" style="color: rgb(153, 153, 153);">&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp; AFP</font></font><br /><br /></div>
<p align="justify"><font size="2">&nbsp;&nbsp;&nbsp; Ce mercredi 30 avril se tenait une conf&eacute;rence de presse tr&egrave;s attendue. Jean-Louis Borloo pr&eacute;sentait en effet&nbsp;aux repr&eacute;sentants des diff&eacute;rents coll&egrave;ges (ONG, patronat, syndicats, collectivit&eacute;s territoriales) l'avant-projet de loi issu du Grenelle de l'environnement, apr&egrave;s d'ultimes arbitrages interminist&eacute;riels, souligne Ga&euml;lle Dupont, du <strong>Monde</strong>. Le ministre d'Etat qui assure avoir &laquo;su&eacute; sang et eau&raquo;, pour d&eacute;fendre ce texte face aux r&eacute;ticences d'autres minist&egrave;res, s'est finalement montr&eacute; satisfait de son travail. Selon lui, &laquo;le texte du projet de loi d'orientation reprend fid&egrave;lement les conclusions du Grenelle&raquo;.<strong> </strong>Nathalie Kosciusko-Morizet s'est &eacute;galement f&eacute;licit&eacute;e de l'avant-projet de loi, d&eacute;clarant qu'il y avait &laquo;trois risques &agrave; conjurer. Que se rompe la dynamique de confiance dans le Grenelle. Que le processus engag&eacute; soit d&eacute;vor&eacute; par l'institutionnel. Que les esp&eacute;rances se fracassent sur les r&eacute;alit&eacute;s financi&egrave;res&raquo;. Mais, ajoute-t-elle,&nbsp;&laquo;cette loi reprend et prolonge les engagements, et elle est r&eacute;aliste sur le plan financier&raquo;.&nbsp;Sur ce dernier point, souligne<strong> Le Monde</strong>, Jean-Louis Borloo a anticip&eacute; d'&eacute;ventuelles critiques: &laquo;La m&eacute;canique g&eacute;n&eacute;rale, c'est que les investissements seront financ&eacute;s par les &eacute;conomies qu'ils permettront de r&eacute;aliser&raquo;, a-t-il&nbsp;d&eacute;clar&eacute;.&nbsp;Selon Bernard Le Solleu, dans <strong>Ouest France</strong>, ce sera &agrave; l'Etat de montrer l'exemple&nbsp;en terme d'&eacute;conomies d'&eacute;nergie dans les batiments publics, tandis que le priv&eacute;, les collectivit&eacute;s territoriales et l'UE devront investir de leur c&ocirc;t&eacute;.</font></p>
<p align="justify"><font size="2">&nbsp;&nbsp;&nbsp; Quant au contenu de ce texte d'orientation, appel&eacute; &quot;Grenelle I&quot;, il se d&eacute;cline en 47 articles. Au programme: la r&eacute;duction &quot;d'au moins 38%&quot; d'ici 2020 des consommations &eacute;nerg&eacute;tiques dans les b&acirc;timents, le d&eacute;veloppement des transports urbains, avec la multiplication par six des transports urbains en Ile de France, l'arr&ecirc;t des ventes de 30 produits phytosanitaires &quot;pr&eacute;occupants&quot; d'ici la fin de l'ann&eacute;e, l'utilisation de 6% de la surface agricole pour l'agriculture biologique en 2013, et le doublement d&egrave;s 2009 du cr&eacute;dit d'imp&ocirc;t en faveur de l'agriculture bio. Mais, note Ga&euml;lle Dupont, la formulation appara&icirc;t en retrait par rapport aux prescriptions du Grenelle: L'Etat &quot;proposera&quot;, &quot;invitera&quot;, &quot;&eacute;tudiera les modalit&eacute;s&quot;&hellip; Le ministre a r&eacute;pondu que &laquo;cette r&eacute;daction est conforme &agrave; la Constitution, qui veut qu'une loi d'orientation ne soit pas normative&raquo;. Mais la loi va parfois plus loin que le Grenelle, note la journaliste dans <strong>Le Monde</strong>. Le texte d&eacute;taille ainsi la liste des 2000 km de lignes TGV suppl&eacute;mentaires pr&eacute;vues d'ici 2020, charg&eacute;es de relier les capitales r&eacute;gionales. En revanche, on ne parle plus de l'arr&ecirc;t de la construction d'infrastructures routi&egrave;res, mais d'une &quot;augmentation r&eacute;alis&eacute;e avec discernement&quot;. Aussi, la suppression des ampoules &agrave; incandescence a disparu. </font></p>
<p align="justify"><font size="2">&nbsp;&nbsp;&nbsp; Malgr&eacute; ces points, les diff&eacute;rents coll&egrave;ges ont plut&ocirc;t bien r&eacute;agi. Arnaud Gossement, de France Nature Environnement, note que &laquo;le projet est globalement fid&egrave;le au Grenelle. Il y a de la perte en ligne sur certains sujets, mais tous les coll&egrave;ges en voient, l'&eacute;quilibre doit donc &ecirc;tre plut&ocirc;t bon. Ce n'est pas une r&eacute;volution &eacute;cologique, mais un compromis qui fait franchir un cap et interdira tout retour en arri&egrave;re&raquo;. Pascale Ferey, qui repr&eacute;sentait la FNSEA, a approuv&eacute; la &laquo;recherche d'efficacit&eacute;&raquo; du gouvernement, notamment sur l'agriculture biologique, l'objectif des 6% ayant &eacute;t&eacute; repouss&eacute; de trois ans. Plus de prudence de la part de Yannick Jadot, de l'Alliance pour la plan&egrave;te: &laquo;Nous entrons dans un processus de validation politique, ce qui est positif. Mais nous avons des inqui&eacute;tudes sur certains glissements que nous devons examiner de plus pr&egrave;s&raquo;. La CGT, par la voix de Bernard Saincy, affirme avoir &eacute;t&eacute; &laquo;pris de court&raquo;.&nbsp;</font></p>
<p align="justify"><font size="2">&nbsp;&nbsp;&nbsp; Le texte est d&eacute;sormais soumis aux avis du Conseil Economique et Social, ainsi que des diff&eacute;rents coll&egrave;ges, puis &agrave; celui du Conseil d'Etat. Il sera ensuite pr&eacute;sent&eacute; au conseil des ministres, d&eacute;but juin, selon <strong>Le</strong> <strong>Point.</strong> Le projet de loi sera enfin examin&eacute; par le Parlement avant la fin de la session, &laquo;avant l'&eacute;t&eacute;&raquo;, selon Jean-Louis Borloo. Cyriel Martin, du <strong>Point</strong>, parle de la mi-juillet, sous r&eacute;serve de lui trouver une place dans le calendrier parlementaire. Les rapporteurs des deux Assembl&eacute;es seront le s&eacute;nateur Bruno Sido et le d&eacute;put&eacute; Christian Jacob, qui s'est affront&eacute; &agrave; Nathalie Kosciusko-Morizet, rappelle Ga&euml;lle Dupont. &laquo;Le parti est tenu dans les d&eacute;lais&raquo;, conclue Jean-Louis Borloo. Les modalit&eacute;s techniques d'applications seront contenues dans deux autres textes. Le Grenelle II, qui visera &agrave; mettre en forme les dispositions dans le b&acirc;timent et les transports, sera pr&eacute;sent&eacute; avant l'&eacute;t&eacute; &eacute;galement, tandis que le Grenelle III, consacr&eacute; aux pratiques agricoles, sera discut&eacute; au Parlement &agrave; l'automne, selon <strong>Le</strong> <strong>Nouvel Observateur</strong>. </font></p>
<p align="justify"><font size="2">&nbsp;&nbsp;&nbsp; Le Grenelle de l'environnement reste le bon choix strat&eacute;gique, conclut Bernard Le Solleu, de <strong>Ouest France</strong>. Il ne reste plus qu'&agrave; le mettre en oeuvre concr&egrave;tement. Le plus dur reste donc &agrave; venir.</font></p>
<p align="justify"><strong><em><font size="2" color="#ffcc00">Sources: Le Monde, Le Nouvel Observateur, Le Point, Ouest France</font></em></strong></p>]]></content:encoded>
	   
    <dc:creator><![CDATA[Hemlec]]></dc:creator>
    <dc:language>fr</dc:language>
    <dc:date>2008-05-02T11:31:11+02:00</dc:date>
  </item>

	
  <item rdf:about="http://environnews.i-clic.net/article-236403.html">
    <title><![CDATA[Les biocarburants ont-ils encore un avenir en France?]]></title>
    <link>http://environnews.i-clic.net/article-236403.html</link>
				 <content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><font size="2"><img src="http://idata.blogmaster.fr/0/03/87/20/tereos-1.jpg" alt="" class="CtreTexte" /></font><font size="2"><font size="1" style="color: rgb(153, 153, 153);">L'usine Tereos d'Origny-Sainte-Beno&icirc;te.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; (AFP/ALAIN JULIEN)</font><br /></font></p>
<p style="text-align: justify;"><font size="2">&nbsp; Ces derniers jours, note <span style="font-weight: bold;">Le Monde</span>, organisations internationales (FMI, Banque mondiale, Programme alimentaire mondial...) et responsables politiques montent au cr&eacute;neau contre les biocarburants. Premier argument avanc&eacute;: la vogue pour le carburant agricole aurait fait flamber les prix alimentaires &agrave; travers le monde. Ainsi, note Oph&eacute;lie Neiman sur <span style="font-weight: bold;">Rue 89</span>, un temps pr&eacute;sent&eacute;s comme les sauveurs de la plan&egrave;te, les biocarburants sont d&eacute;sormais d&eacute;sign&eacute;s comme les affameurs des pays pauvres.&nbsp; Alarm&eacute; par les &eacute;meutes de la faim qui se sont multipli&eacute;s dans le monde, Dominique Strauss-Kahn, pr&eacute;sident du FMI, a d&eacute;clar&eacute; que cette mode lui posait un &quot;probl&egrave;me moral&quot;. Oph&eacute;lie Neiman a relev&eacute; d'autres probl&egrave;mes. Ainsi, en 2002, une &eacute;tude am&eacute;ricaine est parvenue &agrave; prouver que le diester (ou biodiesel) rejette autant de gaz &agrave; effet de serre que le gazole. Une autre &eacute;tude a &eacute;galement prouv&eacute; que le bio&eacute;thanol E85 est aussi canc&eacute;rig&egrave;ne que l'essence. Ajouter &agrave; cela le probl&egrave;me d'espace. Ainsi, l'ing&eacute;nieur Jean-Marc Jancovici atteste sur son blog que pour produire suffisamment de bio&eacute;thanol pour remplacer le p&eacute;trole dans les transports en France, il faudrait une surface de culture de betterave &eacute;quivalente &agrave; 120% la superficie du territoire. Un probl&egrave;me d'espace qui pose aussi la question des risques de d&eacute;forestation, notamment au Br&eacute;sil.</font></p>
<p style="text-align: justify;"><font size="2">&nbsp;&nbsp;&nbsp; En France, une vingtaine d'ann&eacute;es apr&egrave;s le Br&eacute;sil ou les Etats-Unis, la France s'est lanc&eacute;e dans les biocarburants en 2006, sous l'impulsion du ministre des Finances, Thierry Breton. Le pays s'est fix&eacute; l'objectif d'incorporer 7% d'agrocarburants dans les r&eacute;servoirs d'ici 2010. Mais, souligne <span style="font-weight: bold;">Rue 89</span>, les biocarburants restent peu connus et peu r&eacute;pandus en France. Ce qui peut &eacute;galement expliquer l'annonce du groupement d'ind&eacute;pendants, Syst&egrave;me U, de suspendre le d&eacute;veloppement de leur dispositif de distribution de bio&eacute;thanol (1000 litres par mois dans 22 pompes) lanc&eacute; en 2006. Informations du <span style="font-weight: bold;">Figaro</span>. Officiellement, on d&eacute;clare que &laquo;cet agrocarburant n'est pas une alternative cr&eacute;dible pour l'avenir&raquo;. Les producteurs de biocarburants r&eacute;pondent: &laquo;sans les biocarburants, la France ne sera pas en mesure de respecter ses engagements en termes d'&eacute;nergies renouvelables&raquo; de 20 % en 2020. Mais, politiquement, o&ugrave; en est-on? Jean Syrota, auteur du rapport &quot;Perspectives &eacute;nerg&eacute;tiques de la France &agrave; l'horizon 2020-2050&quot; - remis &agrave; Fran&ccedil;ois Fillon en septembre 2007 - sugg&egrave;re au Premier Ministre d'arr&ecirc;ter les &quot;investissements nouveaux dans la production de biocarburants de premi&egrave;re g&eacute;n&eacute;ration&quot;. Jean-Claude B&eacute;villard, de France Nature Environnement, le rejoint: &laquo;Tous ces investissements r&eacute;alis&eacute;s sont encombrants pour le gouvernement&raquo;. L'ONG demande une diminution des objectifs fran&ccedil;ais et europ&eacute;ens de fixer &agrave; 10% les surfaces agricoles consacr&eacute;es aux biocarburants.&nbsp;</font></p>
<p style="text-align: justify;"><font size="2">&nbsp;&nbsp;&nbsp; Quant au gouvernement, d'apr&egrave;s <span style="font-weight: bold;">Le Monde</span>, sa position sur le sujet&nbsp; n'est pas encore clarifi&eacute;e. Michel Barnier, ministre de l'Agriculture, souligne que &laquo;la question n'est pas celle des biocarburants&raquo; mais de &laquo;la place qu'ils occupent&raquo;, soit 7 &agrave; 10% en 2010 en France contre 20 &agrave; 30% au Br&eacute;sil et aux Etats-Unis. Selon Barnier, la priorit&eacute; reste l'alimentation. Jean-Louis Borloo, en marge du Forum international de l'&eacute;nergie de Rome, Jean-Louis Borloo a &eacute;voqu&eacute; &laquo;une pause sur de nouvelles capacit&eacute;s&raquo;, tout en affirmant que les investissement planifi&eacute;s seront &laquo;honor&eacute;s&raquo;. D'o&ugrave; la col&egrave;re d'Anne Souyris, porte-parole des Verts: &laquo;Dans les faits, le gouvernement n'abandonne pas ses objectifs! (...) O&ugrave; est la pause?&raquo;. Oph&eacute;lie Neiman pose la question essentielle: &laquo;(Les biocarburants) doivent-ils &ecirc;tre d&eacute;finitivement abandonn&eacute;s ou, au contraire, am&eacute;lior&eacute;s?&raquo;. Dominique Bussereau, secr&eacute;taire d'Etat aux transports, plaide pour la seconde solution. Jean-Louis Borloo le rejoint:&nbsp;&laquo;Cap sur la deuxi&egrave;me g&eacute;n&eacute;ration de biocarburants!&raquo;. Tandis que la premi&egrave;re g&eacute;n&eacute;ration concernait l'utilisation de ma&iuml;s et de colza comme carburants, la deuxi&egrave;me s'appuie sur des produits non-alimentaires et des d&eacute;chets de culture, pr&eacute;cise <span style="font-weight: bold;">Rue 89</span>, comme la paille, les tiges, les copeaux ou les feuilles. Et dans ce domaine, la France accuse un lourd retard sur ses voisins. Ainsi, Angela Merkel vient d'inaugurer la premi&egrave;re usine de deuxi&egrave;me g&eacute;n&eacute;ration, o&ugrave; l'on produira du biocarburant &agrave; partir de r&eacute;sidus de bois. De plus, comme l'affirme Philippe Tillous-Borde, repr&eacute;sentant de la fili&egrave;re biodiesel, &laquo;Tout cela co&ucirc;te cher&raquo;. Ainsi, <span style="font-weight: bold;">Rue 89</span><br /> affirme que pour produire un litre d'&eacute;thanol, il faut 43 kilos de bois. La m&eacute;fiance est de mise du c&ocirc;t&eacute; de la Conf&eacute;d&eacute;ration Paysanne.&nbsp;&laquo;Aujourd'hui, le monde comprend enfin que les biocarburants de premi&egrave;re g&eacute;n&eacute;ration sont une arnaque technique, environnementale et humanitaire. D&eacute;sormais, c'est la deuxi&egrave;me g&eacute;n&eacute;ration qui est cens&eacute;e &ecirc;tre formidable. Mais elle n'existe qu'&agrave; l'&eacute;tat de micro-projets. Ces biocarburants ne seront jamais &agrave; l'&eacute;tat de production industrielle. La troisi&egrave;me g&eacute;n&eacute;ration semble &ecirc;tre la plus raisonnable&raquo; affirme ainsi Jacques Pasquier. Une troisi&egrave;me g&eacute;n&eacute;ration? Ce serait des carburants &agrave; base d'algues, des algues que l'on sait tr&egrave;s riches en graisse, et tr&egrave;s abondantes. Encore &agrave; l'&eacute;tat exp&eacute;rimental, souligne Oph&eacute;lie Neiman. Ce serait aussi des carburants produits &agrave; partir de phytoplancton. Quant &agrave; l'utilisation de d&eacute;chets m&eacute;nagers, elle est d&eacute;j&agrave; appliqu&eacute;e &agrave; Lille. </font></p>
<p style="text-align: justify;"><font size="2">&nbsp;&nbsp;&nbsp; Et <span style="font-weight: bold;">Le Figaro</span> de conclure: &quot;<span style="font-weight: normal;">A l'heure o&ugrave; le baril de &shy;p&eacute;trole n'en finit pas d'&eacute;tablir de nouveaux records, les biocarburants continuent bien s&ucirc;r d'avoir des d&eacute;fenseurs, mais leur avenir en France ne semble gu&egrave;re porteur.&quot; </span></font></p>
<p style="text-align: justify;"><font size="2"><span style="font-weight: bold; font-style: italic; color: rgb(255, 255, 0);">Sources: Le Figaro, Le Monde, Rue 89</span><br /><span style="text-decoration: underline;"></span></font></p>
<font size="2"><span style="font-weight: bold;"></span></font>
<div style="text-align: justify;"> </div>
<table width="200" cellspacing="0" cellpadding="0" border="0" bgcolor="#ffffff" style="text-align: left; margin-left: 0px; margin-right: 0px;">
    <tbody>
        <tr>
        </tr>
    </tbody>
</table>
<div style="text-align: justify;">            </div>
<font size="2"><span style="text-decoration: underline;"></span><span style="font-weight: bold;"></span></font>
<div style="text-align: justify;"> </div>]]></content:encoded>
	   
    <dc:creator><![CDATA[Hemlec]]></dc:creator>
    <dc:language>fr</dc:language>
    <dc:date>2008-04-25T11:39:24+02:00</dc:date>
  </item>

	
  <item rdf:about="http://environnews.i-clic.net/article-233910.html">
    <title><![CDATA[Le XXIe siècle: siècle de la Faim?]]></title>
    <link>http://environnews.i-clic.net/article-233910.html</link>
				 <content:encoded><![CDATA[<div style="text-align: justify;" class="texteArt">
<div style="text-align: center;"><font size="2"><img class="CtreTexte" alt="" src="http://idata.blogmaster.fr/0/03/87/20/haiti-cubillos.ap.jpg" /></font><font size="2" style="color: rgb(192, 192, 192);"><font size="1">Emeute de la faim en Ha&iuml;ti. (Cubillos/AP)</font></font><br /></div>
<font size="2"><br />&nbsp;&nbsp;&nbsp; Des &quot;&eacute;meutes de la faim&quot; au XXIe si&egrave;cle, &eacute;crit <span style="font-weight: bold;">La d&eacute;p&ecirc;che du midi</span>, scandaleux paradoxe, dans un monde qui regorge de richesses. Les r&eacute;voltes li&eacute;es &agrave; l'explosion des prix alimentaires &eacute;clatent dans les zones les plus pauvres du globe. <span style="font-weight: bold;">L'Humanit&eacute; </span>rapporte que pour la seule ann&eacute;e 2007, la FAO (l'organisme de l'ONU charg&eacute;e de l'alimentation et de l'agriculture) chiffre &agrave; 80% la hausse des produits laitiers et &agrave; 42% celle des c&eacute;r&eacute;ales. La Banque Mondiale estime cette augmentation sur trois ans &agrave; 181% pour le prix du bl&eacute; et &agrave; 83% pour les produits alimentaires. <span style="font-weight: bold;">La Voix du Nord</span> indique que le riz - produit de base en Afrique - aurait vu son prix s'&eacute;lever de 40 &agrave; 300% sur le continent, et que cette flamb&eacute;e concerne aussi les produits import&eacute;s: huile de palme et d'arachide, sucre... Surtout, comme le rappelle Tamara Kummer du PAM (Programme alimentaire mondial) dans <span style="font-weight: bold;">L'express</span>, les villes ne sont d&eacute;sormais plus &eacute;pargn&eacute;es. La liste des pays concern&eacute;s depuis six semaines par ces d&eacute;bordements est longue: Burkina Faso, Egypte, Cameroun, C&ocirc;te d'Ivoire, Mauritanie, Ethiopie, Madagascar, Sierra Leone, S&eacute;n&eacute;gal, Indon&eacute;sie, Philippines, Bangladesh, Afghanistan, Argentine, Ha&iuml;ti. Et </font><font size="2">encore incompl&egrave;te. Premier exemple: l'Afghanistan. Hamid Karza&iuml;, le pr&eacute;sident afghan, a alert&eacute; la communaut&eacute; internationale sur la situation de son pays en janvier, indiquant qu'un m&eacute;nage afghan moyen d&eacute;pense en moyenne 45% de son revenu pour la nourriture, contre 11% en 2006. Pour les citadins, c'est m&ecirc;me 75% du revenu qui est vou&eacute; &agrave; l'alimentation. Plus de 2,5 millions de personnes souffriraient de famine. Kummer explique que si la guerre, les mauvaises r&eacute;coltes et la multiplication de camps de r&eacute;fugi&eacute;s peuvent expliquer cette situation, c'est avant tout le contexte &eacute;conomique r&eacute;gional qui en est la principale cause. Le dossier le plus sensible reste Ha&iuml;ti. En une semaine, le sac de 50 kg de riz a vu son prix passer de 35 &agrave; 70 dollars, dans un pays de 8,5 millions d'habitants o&ugrave; 80% de la population vit en-dessous du seuil de pauvret&eacute;. R&eacute;sultat: des milliers de personnes sont descendus dans la rue, souvent violemment, &eacute;crit<span style="font-weight: bold;"> La D&eacute;p&ecirc;che du Midi</span>, dans la capitale et en province. <span style="font-weight: bold;">L'Humanit&eacute;</span> r&egrave;v&egrave;le qu'&agrave; Porte-au-Prince, les pillages se sont multipli&eacute;s, des jeunes ont pris possession de plusieurs rues de la capitale et ont form&eacute; des barricades. La station radio Vision 2000 a &eacute;t&eacute; la cible de jets de pierre, les animateurs oblig&eacute;s d'appeler la police &agrave; l'aide par les ondes. Un policier nig&eacute;rian de l'ONU a m&ecirc;me &eacute;t&eacute; tu&eacute; par balles. Et le tout malgr&eacute; l'annonce du pr&eacute;sident ha&iuml;tien Ren&eacute; Pr&eacute;val, qui a appel&eacute; les </font><font size="2">&laquo;</font><font size="2">fonctionnaires de l'administration qui gagnent un salaire mensuel de plus de 30.000 gourdes (environ 500 euros) &agrave; donner 10% pour aider les plus pauvres</font><font size="2">&raquo;</font><font size="2">. Le pr&eacute;sident, qui a d&eacute;mis de ses fonctions le Premier Ministre, a &eacute;galement annonc&eacute; la baisse du prix du riz.<br /><br />&nbsp;&nbsp;&nbsp; La presse s'est interrog&eacute;e sur les raisons de cette pouss&eacute;e des prix. <span style="font-weight: bold;">Lib&eacute;ration </span>a list&eacute; cinq facteurs principaux. Le premier: &quot;la mode des carburants&quot;. Le baril du p&eacute;trole &agrave; son plus haut niveau pr&eacute;cipite la ru&eacute;e vers l'or vert, &eacute;crit le quotidien. L'UE ou les Etats-Unis se sont d&eacute;j&agrave; fix&eacute;s des objectifs de consommation de biocarburants d'ici 10 &agrave; 15 ans. Christian Losson ajoute que m&ecirc;me des pays en d&eacute;ficit alimentaire (Indon&eacute;sie, S&eacute;n&eacute;gal) suivent la tendance, sacrifiant des terres cultivables. Le FMI estime </font><font size="2">&laquo;</font><font size="2">qu'entre 20 et 50% de la production mondiale de ma&iuml;s ou de colza ont ainsi &eacute;t&eacute; d&eacute;tourn&eacute;s de leur usage initial</font><font size="2">&raquo;</font><font size="2">. Cons&eacute;quence: le cours du ma&iuml;s, utilis&eacute; pour l'&eacute;thanol, a doubl&eacute; en deux ans. Mais S&eacute;bastien Maillard note dans<span style="font-weight: bold;"> La Croix</span> que l'essor des biocarburants n'est pas le </font><font size="2">&laquo;</font><font size="2">premier d&eacute;terminant</font><font size="2">&raquo;</font><font size="2">. Nicolas Bricas, chercheur au Cirad (Centre en coop&eacute;ration internationale en recherche agronomique pour le d&eacute;veloppement), va m&ecirc;me jusqu'&agrave; refuser ce constat. Selon lui, ce sont les </font><font size="2">&laquo;</font><font size="2">sp&eacute;culateurs qui anticipent d&egrave;s maintenant une mont&eacute;e future de l'engouement pour les carburants verts</font><font size="2">&raquo;</font><font size="2">. Le p&eacute;trole cher a une autre cons&eacute;quence, note <span style="font-weight: bold;">Lib&eacute;ration</span>: l'explosion du co&ucirc;t des transports des denr&eacute;es alimentaires, qui a des cons&eacute;quences aussi bien sur les productions destin&eacute;es &agrave; l'exportation que sur les march&eacute;s locaux, souligne Nicolas Bricas, toujours dans <span style="font-weight: bold;">L'Express</span>. Deuxi&egrave;me grand facteur, selon <span style="font-weight: bold;">Lib&eacute;</span>: ce que le s&eacute;nateur d&eacute;mocrate am&eacute;ricain Byron Dorgan appelle </font><font size="2">&laquo;</font><font size="2">l'orgie de sp&eacute;culation</font><font size="2">&raquo;</font><font size="2">. Un </font><font size="2">&laquo;</font><font size="2">autre effet pervers de la crise des subprimes</font><font size="2">&raquo;</font><font size="2">, &eacute;crit Christian Losson: les fonds d'investissement se tournent d&eacute;sormais sur les mati&egrave;res alimentaires: soja, bl&eacute;, ma&iuml;s, de </font><font size="2">&laquo;</font><font size="2">v&eacute;ritables valeurs refuges</font><font size="2">&raquo;</font><font size="2">, selon Nicolas Bricas. La ministre </font><font size="2">fran&ccedil;aise</font><font size="2"> de l'&eacute;conomie, Christine Lagarde, semble &ecirc;tre en ad&eacute;quation avec cette observation. Selon elle, c'est en effet la crise financi&egrave;re, qui encourage les investisseurs &agrave; investir sur les march&eacute;s de mati&egrave;res premi&egrave;res, qui entra&icirc;ne la flamb&eacute;e des prix de l'alimentation. Le troisi&egrave;me principal facteur rel&egrave;verait du bouleversement climatique. Le PAM recense ainsi les </font><font size="2">&laquo;</font><font size="2">s&eacute;cheresses en Australie et au Kazakhstan, inondations en Asie, ouragans en Am&eacute;rique latine et un hiver record en Chine&raquo;. Achim Steiner, responsable du PNUE (Programme des Nations unies pour l'environnement) note que &laquo;dans les grands pays, on atteint des limites en termes de disponibilit&eacute; de terres arables et d'eau, et de r&eacute;duction de la fertilit&eacute; des sols&raquo;. Christian Losson pr&eacute;sente un quatri&egrave;me facteur: &quot;l'&eacute;volution des modes de vie&quot;. La croissance &eacute;conomique exponentielle des deux pays les plus peupl&eacute;s au Monde, l'Inde et la Chine, dopent la consommation de viande. En 20 ans, celle-ci serait pass&eacute; de 20 &agrave; 50 kg par habitant et par an en Chine, souligne <span style="font-weight: bold;">La Voix du Nord</span>. L'&eacute;cologiste Lester Brown estime ainsi que &laquo;si les Chinois mangeaient autant de viande que les Am&eacute;ricains, ils absorberaient 50 % des c&eacute;r&eacute;ales mondiales&raquo;. Or, <span style="font-weight: bold;">Lib&eacute;ration </span>explique que &quot;nourrir 60 milliards d'animaux &agrave; viande chaque ann&eacute;e revient &agrave; produire autant de c&eacute;r&eacute;ales que pour 4 milliards d'habitants&quot;. Mais, se demande <span style="font-weight: bold;">La Voix du Nord</span>, comment raisonner ces pays &eacute;mergents alors qu'ils ne sont que copier le monde occidental? Ultime cause, d'apr&egrave;s <span style="font-weight: bold;">Lib&eacute;ration</span>: &quot;les effets de la lib&eacute;ralisation&quot;. Jacques-Edouard Alexis, le premier ministre ha&iuml;tien d&eacute;mis r&eacute;cemment de ses fonctions, signalait : &laquo;On nous impose, nous, poids plume, de boxer contre les poids lourds sur le ring commercial&raquo;. Et les march&eacute;s locaux de se faire submerger par des produits subventionn&eacute;e export&eacute;s par les pays riches. S&eacute;bastien Fourmy, d'Oxfam, accuse &laquo;les politiques de lib&eacute;ralisation &agrave; marche forc&eacute;e, pr&ocirc;n&eacute;es pendant des d&eacute;cennies par le FMI et la Banque mondiale, (qui) ont contribu&eacute; &agrave; rendre les pays pauvres encore plus vuln&eacute;rables&raquo;. Autre effet de la lib&eacute;ralisation: la baisse des aides au d&eacute;veloppement des pays riches: -8,4% en 2007, -15% pour la France, souligne <span style="font-weight: bold;">Lib&eacute;ration</span>. Soit une baisse de moiti&eacute; par rapport &agrave; 1984, estime Action Aid. Surtout que, comme l'atteste Christian Berthiaume, porte-parole du PAM, </font><font size="2">&laquo;&raquo;</font><font size="2">l'augmentation de 55 % du co&ucirc;t des produits alimentaires depuis juin 2007 a un impact &eacute;norme sur (leurs) op&eacute;rations&raquo;. Nicolas M&eacute;nage, chef du service des achats alimentaires du PAM, ajoute qu'il est en outre &laquo;devenu tr&egrave;s difficile de trouver la nourriture&raquo;, car &laquo;beaucoup de pays ont mis en place des mesures limitant leurs exportations d'aliments, en Asie, en Afrique et en Am&eacute;rique latine&raquo;. <br /><br />&nbsp;&nbsp;&nbsp; Si cette crise alimentaire prend autant de place dans les m&eacute;dias, alors que le ph&eacute;nom&egrave;ne est ancien, c'est que les grandes institutions internationales sonnent le signal d'alarme. Le FMI, par la voix de son directeur g&eacute;n&eacute;ral, Dominique Strauss-Kahn, indique ainsi que &laquo;la hausse des prix alimentaires pourrait avoir de terribles cons&eacute;quences pour la plan&egrave;te enti&egrave;re si rien n'est fait pour l'endiguer&raquo;. &laquo;Des centaines de milliers de personnes vont mourir de faim. Ce qui entra&icirc;nera des cassures dans l'environnement &eacute;conomique. Les progr&egrave;s r&eacute;alis&eacute;s par les pays pauvres, depuis cinq &agrave; dix ans en mati&egrave;re de d&eacute;veloppement, pourraient se retrouver compl&egrave;tement d&eacute;truits&raquo;. D'apr&egrave;s Robert Zoellick, pr&eacute;sident de la Banque Mondiale, ce sont cent millions d'individus qui sont concern&eacute;s directement par le ph&eacute;nom&egrave;ne. Selon lui, 33 Etats sont menac&eacute;s de troubles politiques et de d&eacute;sordres sociaux. La mobilisation internationale reste toutefois confuse, pour le moment. Ainsi, Jacques Diouf, directeur du FAO, est critique envers son organisation m&egrave;re, l'ONU: &laquo;Avec une vraie urgence alimentaire dans 37 pays, je suis surpris de ne pas &ecirc;tre convoqu&eacute; d'urgence au Conseil de s&eacute;curit&eacute; &agrave; New York, tant la hausse du prix des c&eacute;r&eacute;ales a un impact sur la s&eacute;curit&eacute; des peuples et sur les droits de l'homme, notamment des plus pauvres&raquo;. En Europe, aucun accord n'a encore &eacute;t&eacute; trouv&eacute;, mais le commissaire europ&eacute;en au d&eacute;veloppement, Louis Michel est alarmiste: &laquo;Un choc alimentaire mondial se profile, moins visible que le choc p&eacute;trolier, mais avec l'effet potentiel d'un vrai tsunami &eacute;conomique et humanitaire en Afrique&raquo;<br /><br />&nbsp;&nbsp;&nbsp; Les institutions internationales tentent de r&eacute;agir dans l'urgence. Mais, comme le souligne <span style="font-weight: bold;">L'Humanit&eacute;</span>, le Programme Alimentaire Mondial risque une &quot;crise de tr&eacute;sorerie&quot;. Le quotidien rappelle que l'agence a du revoir &agrave; la hausse son budget pr&eacute;vu cette ann&eacute;e pour nourrir 73 millions de personnes dans 78 pays, de 2,9 milliards de dollars &agrave; 3,4 (soit 2,15 millions d'euros). Soit 500 millions de dollars &agrave; trouver dans l'urgence, avant le 1er mai, rappelle Bob Zoellick. D&eacute;j&agrave; plus de la moiti&eacute; de cette somme a d&eacute;j&agrave; &eacute;t&eacute; re&ccedil;ue. &quot;Ce n'est pas assez&quot; a-t-il d&eacute;plor&eacute;. <span style="font-weight: bold;">Le Point </span>affirme que la Banque mondiale va doubler ses pr&ecirc;ts agricoles en Afrique, en les portant &agrave; 800 millions de dollars. Le FAO a d&eacute;bloqu&eacute; 17 millions de dollars pour les pays les plus touch&eacute;s par la crise alimentaire. Elle sollicite l'aide des 191 pays membres pour rassembler 1,7 milliard de dollars n&eacute;cessaires aux programmes d'urgence. Soit l'&eacute;quivalent de quatre A-380, souligne <span style="font-weight: bold;">La D&eacute;p&ecirc;che du Midi.</span> </font><font size="2">&laquo;</font><font size="2">Pas insurmontable donc si la volont&eacute; politique est au rendez-vous</font><font size="2">&raquo;</font><font size="2"> selon le quotidien r&eacute;gional. La Banque Mondiale voit aussi &agrave; long terme. </font><font size="2">&laquo;</font><font size="2">Il s'agit aussi de s'assurer que les g&eacute;n&eacute;rations futures n'en paient pas elles aussi le prix</font><font size="2">&raquo;</font><font size="2">, a d&eacute;clar&eacute; Bob Zoellick. Le comit&eacute; de d&eacute;veloppement de l'institution a approuv&eacute; le principe d'un &quot;new deal pour une politique alimentaire globale&quot;, &eacute;crit le <span style="font-weight: bold;">Nouvel Observateur</span>. L'objectif: accro&icirc;tre la productivit&eacute; agricole dans les pays pauvres (distribution d'engrais et de semences), et am&eacute;liorer l'acc&egrave;s &agrave; la nourriture dans les &eacute;coles et sur les lieux de travail. Et &eacute;viter ainsi que les gouvernements des pays pauvres soient pouss&eacute;s par les populations &agrave; adopter des mesures d'urgence (suspension des droits de douane, r&eacute;duction de la TVA) qui p&egrave;sent sur leur budget. Deux rendez-vous sont pr&eacute;vus dans ce cadre, en juin: la conf&eacute;rence de Rome, qui rassemblera chefs d'Etat de gouvernement, et le G8 finances qui se d&eacute;roulera au Japon. Quant &agrave; l'id&eacute;e du recours aux biocarburants, elle est de plus en plus marginalis&eacute;e. <span style="font-weight: bold;">L'Humanit&eacute;</span> r&eacute;v&egrave;le qu'au r&eacute;cent sommet Inde-Afrique de New Delhi, les dirigeants des pays repr&eacute;sent&eacute;s ont appel&eacute; les occidentaux &agrave; remettre en cause l'utilisation des carburants agricoles.</font><font size="2"> Gordon Brown a d'ailleurs r&eacute;cemment demand&eacute; d'inscrire ce th&egrave;me au prochain G8. Michel Barnier, ministre fran&ccedil;ais de l'agriculture, compte</font><font size="2"> sur la m&ecirc;me ligne, </font><font size="2"> discuter d'une r&eacute;orientation des productions agricoles europ&eacute;ennes en priorit&eacute; sur l'alimentation. </font><font size="2" /><br /><font size="2"><br />&nbsp; Malgr&eacute; ces annonces, Jacques Diouf reste pessimiste: &laquo;Je ne vois pas de raisons objectives &agrave; des diminutions de prix. Le niveau des stocks des c&eacute;r&eacute;ales est &agrave; son niveau le plus bas depuis 25 ans et il devrait encore baisser de 5&nbsp;% cette ann&eacute;e</font><font size="2">&raquo;</font><font size="2">. M&ecirc;me son de cloche pour le FIDA (Fonds international pour le d&eacute;veloppement agricole), qui envisage aussi une poursuite de cette hausse mondiale des prix. Jean Ziegler, rapporteur sp&eacute;cial des Nations Unies pour le droit &agrave; l'alimentation, estime qu'on va &laquo;vers une tr&egrave;s longue p&eacute;riode d'&eacute;meutes&raquo;. Moins pessimistes, la FAO, qui compte sur de meilleures moissons pour enrayer la flamb&eacute;e des prix, avoue tout de m&ecirc;me que les prix devraient longtemps rester &eacute;lev&eacute;s. Ce que craint avant tout les organismes internationaux, c'est la contagion. Ces &eacute;meutes </font><font size="2">&laquo;</font><font size="2">pourraient s'&eacute;tendre bient&ocirc;t &agrave; l'Asie</font><font size="2">&raquo;</font><font size="2">, selon Jacques Diouf. <span style="font-weight: bold;">Courrier International</span> nous relaye ainsi un article de la <span style="font-weight: bold;">Nezavissima&iuml;a Gazeta</span>. Selon le journal moscovite, l'inflation des produits alimentaires peut provoquer des tensions sociales en Asie Centrale. Au Kazakhstan, cette inflation atteint 15 &agrave; 16%. </font><font size="2">&laquo;</font><font size="2">La f&eacute;d&eacute;ration des syndicats du Kazakhstan a d&eacute;cid&eacute; de mener une action de protestation centralis&eacute;e pour exiger l'indexation des salaires</font><font size="2">&raquo;</font><font size="2">. Le gouvernement compte interdire ou limiter les exportations de bl&eacute; et de farine en instaurant des taxes. Au Kirghizistan, o&ugrave; l'inflation est plus forte, le pouvoir accuse l'opposition d'avoir fait descendre les gens dans la rue au lieu de labourer et de semer, en avril et en octobre. La <span style="font-weight: bold;">NG </span>ajoute que m&ecirc;me les pays exportateurs d'hydrocarbures, comme l'Ouzb&eacute;kistan et le Turkm&eacute;nistan connaissent une situation d'inflation. Le &quot;journal ind&eacute;pendant&quot; &eacute;crit que </font><font size="2">&laquo;</font><font size="2">la crise alimentaire actuelle est dangereuse car elle accro&icirc;t le nombre de personnes vivant sous le seuil de pauvret&eacute;, ce qui promet des explosions sociales</font><font size="2">&raquo;</font><font size="2">. Mais l'Europe n'est pas en reste. Ainsi, Tamara Kummer rappelle que </font><font size="2">&laquo;</font><font size="2">la flamb&eacute;e des prix concerne autant un Europ&eacute;en qu'un Africain</font><font size="2">&raquo;</font><font size="2">. Les gr&egrave;ves se multiplient, note <span style="font-weight: bold;">La Voix du Nord</span>. En Croatie, par exemple, les revenus d'un ouvrier croates &eacute;quivaut &agrave; 26% de la moyenne europ&eacute;enne, tandis que les prix repr&eacute;sentent 70% de ceux des 27. <br /><br /></font>
<p><font size="2" face="Verdana"></font></p>
<p>   </p>
<span style="font-weight: bold; color: rgb(255, 255, 0);"> Sources: Courrier International, L'Express, L'Humanit&eacute;, La Croix, La D&eacute;p&ecirc;che du Midi, La Voix du Nord, Le Nouvel Observateur, Le Point, Le Progr&egrave;s, Lib&eacute;ration</span><br /></div>]]></content:encoded>
	   
    <dc:creator><![CDATA[Hemlec]]></dc:creator>
    <dc:language>fr</dc:language>
    <dc:date>2008-04-14T09:51:29+02:00</dc:date>
  </item>

	
  <item rdf:about="http://environnews.i-clic.net/article-233225.html">
    <title><![CDATA[OGM: la pagaille à droite]]></title>
    <link>http://environnews.i-clic.net/article-233225.html</link>
				 <content:encoded><![CDATA[<div style="text-align: justify;">
<div style="text-align: center;"><font size="2"><span style="font-weight: bold;"></span><img class="CtreTexte" alt="" src="http://idata.blogmaster.fr/0/03/87/20/nkm-rue89.jpg" /><font size="1" style="color: rgb(192, 192, 192);">Nathalie Kosciusko Morizet sur les bancs de l'Assembl&eacute;e</font></font><br /><font size="2"><font size="1" style="color: rgb(192, 192, 192);">(photo parue sur Rue89) </font></font><br /></div>
<font size="2"><br />D&eacute;battu depuis le 1er avril, comme le rappelle <span style="font-weight: bold;">la Tribune</span>, le projet de loi sur les OGM a finalement &eacute;t&eacute; adopt&eacute; par l'Assembl&eacute;e Nationale. Un vote d'extr&ecirc;me justesse, note l'<span style="font-weight: bold;">Humanit&eacute;</span>: 228 voix contre, 249 pour. Surtout, une centaine de d&eacute;put&eacute;s de droite se sont abstenus ou ont refus&eacute; de voter, soit autant de &quot;votes contre&quot;, d'apr&egrave;s le d&eacute;put&eacute; UMP Fran&ccedil;ois Grosdidier. <span style="font-weight: bold;">L'Huma</span> ajoute que le vote a pourtant port&eacute; sur une version profond&eacute;ment remani&eacute;e par plusieurs amendements. Par exemple, celui de l'UMP Antoine Herth, qui stipule que &quot;les conditions techniques relatives aux distances sont fix&eacute;es par nature de culture&quot;. Des conditions techniques qui &quot;d&eacute;finissent les p&eacute;rim&egrave;tres au sein desquels ne sont pas pratiqu&eacute;es de cultures OGM&quot;, pr&eacute;cise <span style="font-weight: bold;">La Tribune</span>. Des conditions qui &quot;doivent permettre que la pr&eacute;sence accidentelle d'OGM dans d'autres productions soit inf&eacute;rieure&quot; au seuil europ&eacute;en de 0,9%. L'article 3, qui porte sur la &quot;mise en oeuvre de la coexistence entre les cultures OGM, conventionnelles et biologiques&quot;, a &eacute;galement &eacute;t&eacute; adopt&eacute;.<span style="font-weight: bold;"></span> L'amendement&nbsp; qui visait &agrave; diff&eacute;rencier le &quot;seuil d'&eacute;tiquetage&quot; de 0,9% et le seuil de &quot;d&eacute;tection&quot; ou de &quot;tra&ccedil;abilit&eacute;&quot; &agrave; 0%, d&eacute;fendu par l'opposition, a quant &agrave; lui&nbsp; &eacute;t&eacute; rejet&eacute; par les d&eacute;put&eacute;s. En revanche, l'amendement propos&eacute; par le d&eacute;put&eacute; communiste Andr&eacute; Chassaigne, dont le but est d'exclure les OGM de zones o&ugrave; sont implant&eacute;es des fili&egrave;res agricoles de qualit&eacute; (AOC, Label Rouge...) a &eacute;t&eacute; soutenu par plusieurs parlementaires de la majorit&eacute;, ce qui a conduit &agrave; son adoption, la secr&eacute;taire d'Etat &agrave; l'Ecologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, s'en &eacute;tant remise &agrave; la </font><font size="2">&laquo;</font><font size="2">sagesse des d&eacute;put&eacute;s</font><font size="2">&raquo;</font><font size="2">. Plus tard, elle dira que<span style="font-weight: bold;"></span> </font><font size="2">&laquo;</font><font size="2"><font size="2">c'est &agrave; l'honneur de cette majorit&eacute; d'avoir saisi le taureau par les cornes</font><font size="2">&raquo;</font><font size="2">, d&eacute;clarant que l'amendement Chassaigne n'&eacute;tait pas diff&eacute;rent de celui d&eacute;pos&eacute;, puis retir&eacute; en s&eacute;ance, par le d&eacute;put&eacute; UMP Louis Giscard d'Estaing. Col&egrave;re parmi les d&eacute;put&eacute;s pro-OGM. <span style="font-weight: bold;">La Tribune</span> affirme que Jean-Fran&ccedil;ois Cop&eacute;, pr&eacute;sident du groupe UMP &agrave; l'Assembl&eacute;e, ne cache pas la volont&eacute; du gouvernement de revenir sur cet amendement lors de son prochain passage au S&eacute;nat. Jean-Louis Borloo a, quant &agrave; lui, d&eacute;fendu le contraire dans l'h&eacute;micycle. Cop&eacute; ne d&eacute;col&egrave;re pas: &laquo;quand un amendement vient de la gauche et que le gouvernement s'en remet '&agrave; la sagesse' de l'Assembl&eacute;e, &ccedil;a veut dire tout simplement qu'il l'approuve&raquo; a-t-il affirm&eacute;, visant Koscisuko-Morizet, qualifi&eacute;e &quot;d'origine des probl&egrave;mes&quot; selon <span style="font-weight: bold;">l'Humanit&eacute;</span>. Le quotidien communiste soutient que Fran&ccedil;ois Fillon aurait d&eacute;clar&eacute; en priv&eacute; que &laquo;l'amendement Chassaigne n'aurait pas d&ucirc; &ecirc;tre vot&eacute;</font><font size="2">&raquo;.<br /><br />Mais la pol&eacute;mique ne s'arr&ecirc;te pas l&agrave;. Dans <span style="font-weight: bold;">Le Monde</span>, Kosciusko-Morizet l&acirc;che: </font><font size="2">&laquo;</font><font size="2">Il y a un concours de l&acirc;chet&eacute; et d'in&eacute;l&eacute;gance entre Jean-Fran&ccedil;ois Cop&eacute;, qui essaye de d&eacute;tourner l'attention pour masquer ses propres difficult&eacute;s au sein du groupe, et Jean-Louis Borloo, qui se contente d'assurer le service minimum.</font><font size="2">&raquo;</font><font size="2"> Sur BFM TV et RFM, Cop&eacute; s'indigne: </font><font size="2">&laquo;</font><font size="2">Au del&agrave; de l'injure qu'on s'est prise dans la figure, (...) quand on fait ce genre de sortie, d'une mani&egrave;re ou d'une autre, on peut &ecirc;tre tent&eacute; de s'attribuer le beau r&ocirc;le. Voil&agrave;, c'est &ccedil;a qui m'a &eacute;nerv&eacute; et attrist&eacute;</font><font size="2">&raquo;</font><font size="2">. Contrainte par Matignon, qui mena&ccedil;ait d'en &quot;tirer toutes les cons&eacute;quences&quot;, soit de la d&eacute;mettre de ses fonctions, elle se ravise et pr&eacute;sente ses excuses, arguant que </font><font size="2">&laquo;</font><font size="2">les propos qu'on (lui) pr&ecirc;te aujourd'hui dans le journal <span style="font-style: italic;">Le Monde</span> ont &eacute;t&eacute; d&eacute;form&eacute;s.</font><font size="2">&raquo;</font><font size="2"> Soit la &quot;rengaine habituelle en cas de r&eacute;bellion minist&eacute;rielle&quot;, &eacute;crit Julien Martin sur <span style="font-weight: bold;">Rue 89</span>. &quot;NKM&quot; sera tout de m&ecirc;me sanctionn&eacute;e: la secr&eacute;taire d'Etat n'&eacute;tait pr&eacute;sente ni aux questions au gouvernement de mercredi ni &agrave; la visite de Fran&ccedil;ois Fillon au Japon de ce week-end. Une pol&eacute;mique qui a pouss&eacute; Michel Urvoy, dans <span style="font-weight: bold;">Ouest-France</span>, a griff&eacute; un portrait de Nathalie Kosciusko-Morizet, une secr&eacute;taire d'Etat au &quot;parcours brillantissime&quot;: conseill&egrave;re de Chirac puis de Raffarin, elle a particip&eacute; aux plus grandes n&eacute;gociations:&nbsp; l'effet de serre &agrave; Kyoto, la biodiversit&eacute; &agrave; Nairobi, les OGM &agrave; Montr&eacute;al. Une secr&eacute;taire d'Etat qui a &quot;surclass&eacute;&quot; son ministre de tutelle, Jean-Louis Borloo pour sa gestion du Grenelle de l'Environnement, &eacute;crit Michel Urvoy. Borloo qui en &quot;nourrira quelque jalousie&quot;. </font><font size="2">&laquo;</font><font size="2">Nathalie a craqu&eacute;</font><font size="2">&raquo;</font><font size="2"> aurait ainsi lanc&eacute; Jean-Louis Borloo. &quot;Un brin misogyne&quot;, temp&ecirc;te le journaliste, qui affirme que &quot;la r&eacute;ussite de Kosciusko agace&quot;. Malgr&eacute; tout, &quot;parce qu'elle porte et d&eacute;fend mordicus de franches convictions&quot;, la secr&eacute;taire-d'Etat serait le membre du gouvernement le plus &quot;respect&eacute; par la gauche&quot;. D'ailleurs, selon Michel Urvoy, &quot;son principal d&eacute;faut serait d'&ecirc;tre plus l&eacute;gitime &agrave; l'ext&eacute;rieur qu'&agrave; l'int&eacute;rieur de la droite&quot;. Isol&eacute;e, Nathalie Kosciusko-Morizet? Non, affirme Julien Martin, sur <span style="font-weight: bold;">Rue 89</span>. Fran&ccedil;ois Grosdidier, d&eacute;put&eacute; UMP, prend ainsi sa d&eacute;fense, jugeant qu'elle </font><font size="2">&laquo;</font><font size="2"><font size="2">a &eacute;t&eacute; tr&egrave;s maltrait&eacute;e pendant ces d&eacute;bats et ce sont certains de [ses] coll&egrave;gues qui auraient pu pr&eacute;senter leurs excuses</font><font size="2">&raquo;</font><font size="2">. Des coll&egrave;gues qui lui ont r&eacute;serv&eacute; un traitement </font><font size="2">&laquo;</font><font size="2">injuste</font><font size="2">&raquo;</font><font size="2"> car ils </font><font size="2">&laquo;</font><font size="2">ont d&eacute;natur&eacute; le projet du gouvernement</font><font size="2">&raquo;</font><font size="2"> sur les OGM et ont oblig&eacute; Jean-Louis Borloo et Nathalie Kosciusko-Morizet </font><font size="2">&laquo;</font><font size="2">&agrave; faire semblant de (leur) faire croire que c'&eacute;tait le m&ecirc;me</font><font size="2">&raquo;</font><font size="2">. Grosdidier n'est pas le seul, souligne Martin, qui rappelle que 10 d&eacute;put&eacute;s UMP ont vot&eacute; contre et 31 se sont abstenus, sur ce projet de loi, finalement adopt&eacute; avec la majorit&eacute; la plus courte depuis 2002. Grosdidier parle d'une </font><font size="2">&laquo;</font><font size="2">crise de conscience</font><font size="2">&raquo;</font><font size="2">, montrant du doigt le Premier ministre, qui aurait demand&eacute; aux d&eacute;put&eacute;s de la majorit&eacute; de </font><font size="2">&laquo;</font><font size="2">voter non pas pour le texte mais pour le contexte</font><font size="2">&raquo;</font><font size="2">. L'opposition a aussi son mot sur cette pol&eacute;mique: <span style="font-weight: bold;">Lib&eacute;ration </span>relaye la r&eacute;action caustique des Verts: </font><font size="2">&laquo;</font><font size="2">Prenez d'abord une attitude machiste malheureusement tr&egrave;s r&eacute;pandue : d&eacute;signez une jeune femme convaincue de votre gouvernement pour app&acirc;t. Harcelez-la discr&egrave;tement pour qu'elle s'emporte publiquement au nom de ses id&eacute;es</font><font size="2">&raquo;</font><font size="2">. Puis </font><font size="2">&laquo;</font><font size="2">glissez le tout dans un journal de l'apr&egrave;s-midi quitte &agrave; accuser ensuite les journalistes d'avoir menti. Laissez mijoter le tout. Ajoutez une pinc&eacute;e d'outrage gouvernemental... votre soupe de contre-feu m&eacute;diatique (est) pr&ecirc;te &agrave; servir!</font><font size="2">&raquo;</font><font size="2">. Le parti &eacute;cologiste conclut plus s&eacute;rieusement: </font><font size="2">&laquo;</font><font size="2">Contre les engagements pris lors du Grenelle, contre l'avis de 70% des Fran&ccedil;ais, le go<span style="color: rgb(204, 255, 204);">uvernement a r&eacute;ussi nous faire ingurgiter les </span><span class="span hl_" style="color: rgb(204, 255, 204);">OGM</span><span style="color: rgb(204, 255, 204);"> sans qu'on parle beaucoup du fond de la loi  elle-m&ecirc;me!</span></font><font size="2" style="color: rgb(204, 255, 204);">&raquo;</font><font size="2" style="color: rgb(204, 255, 204);">. Il reste le S&eacute;nat, affirme Julien Martin. Le web-journaliste pr&eacute;tend que &quot;la vague de contestation n&eacute;e &agrave; l'Assembl&eacute;e pourrait maintenant atteindre le S&eacute;nat, en passe de devenir LE lieu de la contestation.&quot;. Il rappelle ainsi que c'est la chambre haute qui a &quot;vid&eacute; de sa substance l'amendement ADN dans le cadre du projet de lui sur l'immigration.&quot; Jean-Fran&ccedil;ois Le Grand (UMP) est d&eacute;j&agrave; mont&eacute; au cr&eacute;neau. <span style="font-weight: bold;">Rue 89</span> a publi&eacute; l'extrait d'une lettre que l'ancien pr&eacute;sident de l'intergroupe OGM au Grenelle, et ancien pr&eacute;sident de la Haute autorit&eacute; provisoire sur les OGM, a adress&eacute;e au pr&eacute;sident de groupe Henri de Raincourt: </font><font size="2" style="color: rgb(204, 255, 204);">&laquo;</font><font size="2" style="color: rgb(204, 255, 204);">Ma conviction politique repose sur les valeur gaullistes: le seul combat qui vaille est le comba pour l'homme et, dans cet esprit, pour moi, c'est l'&eacute;conomie qui est au service de l'homme et non l'inverse, d'o&ugrave; mon regard extr&ecirc;mement critique &agrave; l'&eacute;gard du lib&eacute;ralisme, 'solution &agrave; tous nos probl&egrave;mes'.</font><font size="2" style="color: rgb(204, 255, 204);">&raquo;</font><font size="2" style="color: rgb(204, 255, 204);"> </font><font size="2" style="color: rgb(204, 255, 204);">&laquo;</font><font size="2" style="color: rgb(204, 255, 204);">Une autre valeur gaulliste est ce refus passionn&eacute; de ne jamais c&eacute;der aux fatalit&eacute;s et notamment, dans le cas pr&eacute;sent, &agrave; celle d'un monde selon Monsanto?!</font><font size="2" style="color: rgb(204, 255, 204);">&raquo;</font><br style="color: rgb(204, 255, 204);" /><font size="2" style="color: rgb(204, 255, 204);"><br />Dans <span style="font-weight: bold;">Les Echos</span>, Julie Chauveau et Pierre-Alain Furbury se pose la question de l'avenir de la transformation l&eacute;gislative du Grenelle de l'Environnement, suite &agrave; ce d&eacute;bat houleux sur les OGM. Un dossier d&eacute;sormais sur le bureau de Nicolas Sarkozy et de Fran&ccedil;ois Fillon. </font></font></font><font size="2" style="color: rgb(204, 255, 204);"><font size="2"><font size="2">&laquo;Mon texte reprend les engagements du Grenelle de l'environnement. Je suis le garant d'un projet fondateur issu d'un processus de discussion tout &agrave; fait novateur qui doit maintenant passer le cap de la d&eacute;mocratie parlementaire &raquo;, pr&eacute;tend Jean-Louis Borloo. Pourtant, ce plan devra faire face &agrave; deux obstacles. Le premier: le scepticisme et la d&eacute;fiance des parlementaires. Fran&ccedil;ois Goulard affirme qu'il faudra </font><font size="2">&laquo;</font><font size="2"><font size="2">renoncer &agrave; certaines mesures</font><font size="2">&raquo;</font><font size="2">. &laquo; Il y a des orientations qui m&eacute;ritent d'&ecirc;tre r&eacute;examin&eacute;es et un certain nombre de dispositions dont je ne vois pas comment elles peuvent &ecirc;tre financ&eacute;es &raquo; pr&eacute;vient le s&eacute;nateur G&eacute;rard Longuet. Fr&eacute;d&eacute;ric Lef&egrave;vre temp&egrave;re : &laquo;Le Grenelle n'est ni mort ni affaibli. Nous ne l&acirc;cherons pas. Mais notre devoir, c'est d'&ecirc;tre pragmatique et d'engager les r&eacute;formes structurelles en s'appuyant sur une r&eacute;alit&eacute; &eacute;conomique. Par d&eacute;finition, vous ne pouvez pas d&eacute;penser l'argent que vous n'avez pas&raquo;. Dans un contexte d'&eacute;conomies budg&eacute;taires, comme l'&eacute;crit <span style="font-weight: bold;">La Tribune</span>, &quot;le projet de loi risque donc de donner lier &agrave; de s&eacute;rieux marchandages politiques&quot;. Borloo se veut rassurant, rappelant qu'il est parvenu &agrave; trouver l'argent n&eacute;cessaire pour la loi de r&eacute;novation urbaine, contre le pessimisme ambiant. Il ajoute que d'autres mesures, comme le bonus-malus ne co&ucirc;tent rien, et que &laquo;d'autres participent de l'investissement et de la mobilisation des partenaires, entreprises, acteurs publics&raquo;. Mais voil&agrave;, les projections de co&ucirc;t du plan Borloo ont &eacute;t&eacute; publi&eacute;es par <span style="font-weight: bold;">Les Echos</span>. Elles &quot;donnent le vertige&quot; selon <span style="font-weight: bold;">la Tribune</span>. 69 milliards d'euros pour la construction de lignes ferroviaires &agrave; grandes vitesses d'ici 2020 (dont 37 milliards financ&eacute;s par l'Etat), 24 milliards pour la r&eacute;novation thermiques des b&acirc;timents de l'Etat... Et Patrice Moyon de s'interroger:</font></font></font></font><font size="2"><font size="2"><font size="2"><font size="2"><span style="color: rgb(204, 255, 204);"> Faut-il enterrer le Grenelle de l'environnement&nbsp;? Dans </span><span style="font-weight: bold; color: rgb(204, 255, 204);">Ouest France</span><span style="color: rgb(204, 255, 204);">, il &eacute;crit que Nicolas Sarkozy lui-m&ecirc;me semble douter. Ainsi, il y a quelques jours, lors du Congr&egrave;s de la FNSEA &agrave; Nantes, le Pr&eacute;sident a ainsi pris soin d'&eacute;viter de parler des engagements du Grenelle... Ce sera &agrave; lui de prendre les derniers arbitrages avant de pr&eacute;senter le projet de loi au Parlement. </span><br /><br style="font-weight: bold; color: rgb(255, 255, 51);" /><span style="font-weight: bold; color: rgb(255, 255, 51);">Sources: l'Humanit&eacute;, la Tribune, le Monde, le Nouvel Observateur, les Echos, Lib&eacute;ration, Ouest France, Rue 89</span><br /> </font></font></font></font></div>]]></content:encoded>
	   
    <dc:creator><![CDATA[Hemlec]]></dc:creator>
    <dc:language>fr</dc:language>
    <dc:date>2008-04-11T19:36:06+02:00</dc:date>
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